L’ampleur de la crise crée des opportunités de changement, de réforme, d’innovation,… On l’a dit au G20, on le redit avec plus ou moins de conviction avec le nouveau G8, espérant mieux que de maigres consolations au milieu des difficultés. Celles-ci ne manquent pas, bien sûr : les analystes nous ont brandi leurs signaux d’alerte à propos des turbulences que va traverser la grande distribution, d’autres sur le décrochage, léger mais inédit, de la rentabilité des leaders mondiaux de la grande consommation. Le décompte des défaillances d’entreprises en France n’est pas plus rassurant même s’il semble que dans l’agroalimentaire le pire de la courbe soit derrière nous. Même les bons scores de nos IAA à l’exportation sont écornés mois après mois, obligeant à beaucoup plus de pugnacité dans les entreprises déjà tournées vers l’extérieur et d’inventivité de la part de celles que l’on invite instamment à sauter le pas. Sur le marché intérieur, on comprenait que le consommateur ait réduit ses achats en volume en réaction aux fortes hausses de prix de 2008, mais sa frugalité semble définitive maintenant que les prix sont plus sages voire en baisse ; ne sont épargnés que les produits de base avec lesquels il s’est remis à cuisiner. Du coup, chacun cherche quelle parade trouver : les distributeurs révisent leurs formats, les industriels leur positionnement prix, et les agriculteurs rêvent de vente directe. La place est libre aussi pour le circuit court inventé par le patron de Tilly Sabco avec son essai de ventes itinérantes de viande surgelée : un pavé dans la mare en pleine polémique sur les marges !
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