Barack Obama a signé le 1er avril 2011 le Food Safety Modernization Act (FSMA), la plus grande mise à jour de la sécurité alimentaire aux Etats-Unis depuis 1938. La mise en œuvre de ce grand plan de modernisation, qui vise à organiser la prévention et la traçabilité, a déjà commencé et s’étalera jusqu’en 2016, au gré de la publication des modalités d’application. Si la publication de textes importants, initialement prévue pour juillet 2012, a pris du retard, certains volets sont déjà opérationnels et ont une incidence immédiate sur les entreprises enregistrées à la FDA.
Renforcement des contrôles, refacturation de certains frais d’inspection ou encore responsabilités nouvelles pour l’agent de communication FDA sont autant de changements introduits par le FSMA qui impactent immédiatement les exportateurs (et les établissements enregistrés auprès de la FDA). « Il est important de s’assurer que les produits exportés sont conformes à la législation américaine. Le fait d’avoir déjà expédié des lots sans souci ne constitue en rien une validation des ingrédients, étiquetages ou allégations produits. Et investir dans la conformité des produits est beaucoup moins coûteux que réagir après une inspection, d’autant que certaines seront désormais facturées, ou une détention et les frais que cela implique, sans parler du mécontentement du client », indique Béatrice Moreau de Registrar Corp (prestataire de service qui assiste les entreprises dans leurs relations avec la FDA). Diane Doré, directrice échanges extérieurs et agriculture de l’Ania enfonce le clou : « Ce qui nous inquiète, c’est que les montants de refacturation des réinspections sont très élevés. Nous faisons tout pour faire passer le message qu’il faudra éviter les réinspections », explique-t-elle.
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Un renforcement des contrôles, dont certains seront facturés