Après une mise en application très progressive et au terme de huit années de travail, la directive spécifique aux jus de fruits sera définitivement en place le 12 juillet.
Dernière étape pour la mise en place de la directive jus de fruits ! Le 12 juillet prochain, aucun produit sorti d’usine ne pourra déroger aux règles européennes votées en 2001. « Toutes les entreprises appliquent la directive », se félicite le secrétaire général de l’Union nationale des producteurs de jus de fruits (UNPJF), Jacques Antoine. Selon lui, les anciens produits ne devraient subsister sur le marché que « résiduellement».
Segmenter
Il existe donc maintenant deux catégories distinctes de produits, comme le définit la directive : les « jus de fruits » et les « jus de fruits à base de jus concentré ». Le nom du produit pour les « jus de fruits à base de jus concentré » doit apparaître sur les étiquettes sans texte ni image entre la première et la seconde partie du texte. Il semble toutefois que les pouvoirs publics français acceptent qu’il y ait une différence de taille de caractère entre « jus de fruits » et « à base de jus concentré ». Les objectifs de la législation européenne sont de renforcer la segmentation de ce marché et de faciliter le choix des consommateurs.
Les professionnels des jus de fruits français sont très favorables à cette évolution car, spécificité en Europe, les « pur jus » représentent un tiers des volumes et 40 % de la valeur des jus de fruits vendus dans l’Hexagone, selon les chiffres de l’UNPJF. Loin derrière, les Britanniques consomment moins de 5 % de « jus de fruits » et les Allemands moins de 1 %.
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Une exception
L’UNPJF attend maintenant de savoir si dans tous les pays européens, les pouvoirs publics auront la même interprétation de la directive. Certains producteurs espèrent aussi que de l’ordre sera mis dans les linéaires des grandes surfaces pour que les consommateurs puissent s’y retrouver dans les catégories de jus ou de nectars.
L’harmonisation de la législation est donc totale sur le marché communautaire, pour les producteurs de jus de fruits, à une exception près. A l’heure actuelle, les jus de fruits enrichis en vitamines ou en minéraux sortent en France du champs de l’appellation « jus de fruits » pour devenir de simple « boissons », contrairement à ce qui se passe dans d’autres pays en Europe. Les industriels français attendent donc la législation en cours d’élaboration à Bruxelles sur les aliments enrichis.