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Alors que son entourage politique s’y opposait plutôt et que le dossier semblait enterré, Nicolas Sarkozy a sorti la TVA sociale – ou TVA emploi – comme on préfère dire à la FNSEA – de son chapeau. Objectif : transférer des charges sociales patronales vers l’assiette plus large qu’est la consommation et qui touche aussi les produits importés.
C’est, un peu, une divine surprise pour les syndicalisme agricole majoritaire dont le président Xavier Beulin quelques jours auparavant estimait tout juste pouvoir en faire un sujet de débat électoral. Un Xavier Beulin qui s’était fait dire par Bruno Le Maire, ministre de l’agriculture mais aussi rédacteur du programme électoral de Nicolas Sarkozy, qu’il fallait mieux abandonner cette idée.
La soudaineté de la reprise de cette idée par le président de la république est bien dans sa nature impulsive. On se souvient que, début 2008, à la surprise générale, il annonçait la fin de la publicité sur la télévision publique. Finalement, seule une partie de ce projet avait été appliquée. Il ne faut donc pas s’emballer. Une réflexion plus aboutie du gouvernement sur la question peut l’alerter sur les risques en matière de pouvoir d’achat ; les financiers de Bercy peuvent vouloir transformer la mesure en un simple tiroir caisse nouveau pour améliorer les finances publiques plutôt que renforcer, comme c’est l’objectif, la compétitivité des entreprises. Nicolas Sarkozy peut, avant les élections, estimer que l’impact électoral de la mesure ne justifie pas de la mettre en place avant avril. Le « sommet social » prévu le 18 octobre représentera sans doute une belle bagarre entre les pro et les anti TVA sociale.
De fait, rien n’est gagné pour les premiers.
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