A Paris, la Confédération générale des planteurs de betteraves a réagi aussitôt au nouveau schéma de réforme de l’OCM sucre concocté par la Commission. « Inacceptable », selon Dominique Ducroquet, président de la CGB, du moins en ce qui concerne la baisse de prix de plus de 40% proposée par Bruxelles. « L’accentuation de la baisse des prix est totalement injustifiée et la compensation pour baisse de prix largement insuffisante », précise la Confédération pour qui « le système de quotas doit s’appliquer à toutes les sources de sucres (sucre de betteraves, sucre issu du raffinage, isoglucose et inuline) ; or, le quota issudu raffinage est supprimé à partir de 2009, ce qui constitue une incohérence grave ».
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La CGB reconnaît que le maintien du niveau des quotas grâce au plan de restructuration répond à l’une de ses demandes « et va dans le sens du maintien de la production dans les pays compétitifs comme la France ». Il en est de même pour la prise en compte de la production de sucre hors quota, même si les propositions ne vont pas assez loin. « Plus choquant, le volet Importation est totalement ignoré, ce qui officialise le commerce triangulaire favorisé par l’accord Tout sauf les armes, les pays les moins avancés (PMA) risquant d’acheter du sucre brésilien, par exemple, pour le revendre à l’UE. Des mesures de limitation et de contrôle des importations doivent être prises dans le Règlement SPG (Système de préférence généralisée) en cours de discussion, demande la CGB, et les références d’exportations de l’UE doivent être renégociées au Doha Round. De plus il faut rétablir le système d’intervention que la Commission prévoit de supprimer», ajoute la CGB.