InBev a finalement mis 52 milliards de dollars (32,79 milliards EUR) sur la table pour avaler son rival américain Anheuser-Busch après des semaines de négociations. Il a relevé son offre à 70 dollars par action, contre 65 dollars initialement, offre que l’américain ne jugeait pas suffisante. Le brasseur belgo-brésilien laisse ainsi loin derrière lui le numéro deux du secteur, SABMiller. La fusion des deux brasseurs donnera naissance à un nouveau groupe, baptisé Anheuser-Busch InBev, représentant un chiffre d’affaires annuel de 36,4 milliards de dollars et une part de marché mondiale en volume de 26%.
Quelque 52 milliards de dollars… C’est le prix qu’InBev va débourser pour acquérir le brasseur américain Anheuser-Busch et sa célèbre bière Budweiser. Après des tractations infructueuses qui ont duré près d’un mois, InBev a dû relever son offre de 65 à 70 dollars par action pour réussir à convaincre le conseil d’administration du groupe américain. Sept mois après l’acquisition de Scottish & Newcastle par Carlsberg et Heineken, le montant de la transaction arrive à un niveau jamais atteint dans ce secteur, comme dans d’autres de l’agroalimentaire. Avec cette opération, le brasseur issu du rapprochement entre Interbrew et Ambev en 2004 s’offre une place fortement dominante sur le marché mondial de la bière, laissant loin derrière l’actuel numéro deux, le britannique SABMiller, qui réalise un chiffre d’affaires de 21 milliards de dollars. Le rapprochement entre InBev et Anheuser-Busch donnera naissance à un géant au chiffre d’affaires de 36,4 milliards de dollars, doté d’une capacité de production de 460 millions d’hectolitres, représentant 26% du marché mondial de la bière en volume. L’opération reste encore soumise à l’approbation des autorités de la concurrence, mais devrait être finalisée d’ici à la fin de l’année.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Des cessions ne sont pas exclues
Pour réaliser cette opération en pleine crise financière aux Etats-Unis, InBev a reçu le soutien d’une dizaine de banques dont Royal Bank of Scotland, BNP Paribas ou Fortis. Carlos Brito, président d’InBev, et probablement futur dirigeant du nouvel ensemble, s’attend à des synergies de l’ordre de 1,5 Md de dollars par an d’ici 2011. Si Anheuser-Busch a réussi à obtenir l’assurance qu’aucune de ses brasseries aux Etats-Unis ne serait fermée, les 31 000 employés du groupe américain ne sont pas pour autant rassurés. Carlos Brito a, néanmoins, précisé que les effectifs pourraient être réduits aux Etats-Unis, via le non remplacement de départs à la retraite. Il a également indiqué que des cessions sont envisagées pour 7 milliards de dollars, pouvant concerner les parcs d’attraction et les activités d’aluminium d’Anheuser-Busch. Quant à la participation de 50% d’Anheuser-Busch dans le capital du mexicain Modelo, propriétaire de Corona, un accord entre InBev et ce dernier serait en cours de conclusion.