Le brasseur Inbev, né de la fusion il y a un an et demi du belge Interbrew et du brésilien AmBev, a une nouvelle fois amélioré ses résultats en 2005, ce qui, estime-t-il, devrait lui permettre de devenir à terme le numéro un mondial de la bière, devant l’américain Anheuser-Busch.
Numéro un mondial de la bière en termes de volume et numéro deux en chiffre d’affaires derrière l’américain Anheuser-Busch, le groupe belge InBev a enregistré l’an dernier une hausse de son bénéfice net à 904 millions d’euros.
Le groupe ne donne aucune comparaison chiffrée avec son exercice 2004, durant lequel il avait intégré les résultats d’AmBev sur une durée de 4 mois. Il avait alors annoncé un bénéfice net de 719 M EUR.
En terme de chiffre d’affaires, le groupe a engrangé 11,65 mds EUR en 2005, à comparer à 10,24 mds EUR un an plus tôt (7,36 mds EUR réalisés par Interbrew + 2,88 mds EUR réalisés par AmBev pro forma).
Selon InBev, en terme de croissance interne (hors acquisitions et effets de change ), la progression est de 7,2 %. Le groupe a en outre réalisé un bénéfice brut d’exploitation (EBITDA) hors exceptionnels de 3,34 mds EUR, un chiffre en hausse (+15,3 % de croissance interne) et supérieur aux attentes des analystes.
Enfin, le groupe est «convaincu d’être toujours dans les meilleures conditions pour réaliser d’ici fin 2007, la marge d’EBITDA annuelle de 30 % qu’elle s’est fixée». En 2005, cette marge a atteint 28,6 %, contre 26,1 % un an plus tôt.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Pour le directeur général d’InBev, Carlos Brito, ces bonnes performances « sont une bonne étape pour faire passer InBev du plus grand au meilleur brasseur mondial ». En outre, relève le groupe, « plusieurs projets actuellement en cours devraient produire des résultats positifs et améliorer encore davantage notre efficacité ». Le brasseur a en effet annoncé des restructurations, tant dans ses activités de finance que d’exportation (voir encadré). En ce qui concerne la progression des volumes, InBev a enregistré une croissance interne de 5,7 % en 2005, soit deux fois la croissance des volumes brassicoles mondiaux. Ses volumes totaux (boissons non alcoolisées incluses), ont progressé, eux, de 5,4 %.
Meilleures marges dans les pays émergents
Par régions, « toutes les zones, à l’exception de l’Europe de l’Ouest, ont vu la croissance interne de leur marge EBITDA progresser au cours de l’exercice 2005 », souligne InBev. « Reflétant le contexte commercial difficile » et un « marché en déclin », l’Europe de l’Ouest a ainsi accusé un recul des volumes de 1,4%. Seule l’Amérique du Nord a également enregistré une baisse (-1,1 %).
En revanche, l’Amérique latine (+7,5 %), l’Europe centrale et orientale (+10,7 %) et l’Asie-Pacifique (+4,4 %) ont toutes évolué à la hausse. Parmi les pays asiatiques, la Chine a notamment brillé avec une progression de 9,9 %.
Les trois marques-phares du groupe ont enregistré une croissance interne de 11,5 % en 2005, avec une mention spéciale pour la Brahma (+15,9%), « en raison de la reconquête de parts de marché au Brésil et de son lancement fructueux en Russie et en Ukraine ».
Les volumes de Stella Artois ont eux progressé de 1,1 % et la Beck’s de 13,5 %, « grâce à des performances soutenues en Allemagne, en Italie et en Europe de l’Est ».