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Brasserie/Résultats InBev tiré vers le haut par l’Amérique

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Interbrew ne boit pas la tasse grâce à son rapprochement avec le brésilen AmBev. Tel est le premier constat, à la lecture des résultats 2004 présentés par InBev, le premier brasseur mondial né de la fusion entre les deux brasseurs.

Ce n’est pas en Europe qu’il faut chercher la raison des bons résultats affichés par InBev. Mais en Amérique, au Brésil, aux Etats-Unis, et en Russie. Grâce à ces zones le directeur général d’InBev, John Brock, a pu annoncer le 2 mars une croissance de ses volumes de 3,3%, «  ce qui veut dire que nous avons fait deux fois mieux que l’industrie brassicole », s’est-il félicité.

Le bénéfice net du groupe s’est établi à 719 millions d’euros, en hausse de 42% par rapport à l’année 2003 et le chiffre d’affaires a bondi de 21,6% à 8,57 milliards d’euros. Grâce à l’acquisition d’AmBev, les volumes de vente ont augmenté de 57% pour attendre 153,7 millions d’hectolitres.

CA de 8,57 milliards d’euros

« J e suis ravi que les fruits du rapprochement entre Interbrew et AmBev soient déjà palpables et je me réjouis du succès continu de nos marques phares mondiales, Stella Artois, Brahma et Beck’s », commente le directeur général.

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En Europe, la situation est préoccupante. Le groupe, à la recherche d’une meilleure productivité, devrait annoncer de nouvelles fermetures de site cette année. Déjà l’an passé, 3 usines ont été arrêtées. InBev possède aujourd’hui 114 brasseries. Le groupe a connu une année difficile avec une « régression des volumes », annonce-t-il et des « revers » au Royaume-Uni et en Allemagne. Au Royaume-Uni, les volumes de vente de la Stella Artois ont régressés de 2,6 % et la Tennnent’s Lager a perdu 1,6 %. En Allemagne, la Beck’s permet au groupe de sauver la face, avec une augmentation des volumes de 11,2 %.

Russie et Ukraine

L’Europe de l’Est réussit mieux à InBev, ses volumes ayant crû de 12,1%. En Russie et en Ukraine, sa filiale Sun Interbrew a affiché des « parts de marchés records » respectivement à 15,6 % et 35,5 %. En Amérique du Nord, la croissance interne des volumes a été de 3 %. Au Canada, la baisse de 6 % des effectifs l’an dernier devrait permettre au groupe de renforcer sa productivité cette année. Mais c’est au Brésil que la progression est la plus spectaculaire. AmBev s’est arrogé une part de marché de 68,1 % en 2004, contre 62, 5% l’année précédente. Le groupe a aussi dépassé ses prévisions au Vénézuela, au Paraguay et en Bolivie.