Visiblement Guillaume Garot est plus à son aise en déplacement outre-Atlantique qu’en terres bretonnes. Pas moins de trois communiqués de presse pour nous faire part de nouvelles aussi bouleversantes que la signature d’un  accord pour les cantines scolaires de New-York, d’un autre avec l’Onu sur le gaspillage alimentaire, sans oublier « le retour prochain du jambon de Bayonne à Manhattan ». A l’inverse son déplacement à Quimper en début de semaine n’a fait l’objet d’aucune communication. Il est vrai que la hotte du ministre était fort peu garnie. Il a surtout demandé aux Bretons de se prendre en charge, affirmant que l’Etat avait fait sa part du travail, expliquant « que les crédits étaient sur la table ». Et de demander aux agriculteurs, entreprises et organisations professionnelles de faire preuve d’imagination, d’innovation et de présenter du concret. Ce n’est pas exactement le discours que ses interlocuteurs attendaient au vu des difficultés rencontrées par certaines filières agricoles et par des entreprises menacées de disparition. Personne en France ne croit plus que l’aide de l’Etat sont l’alpha et l’omega pour résoudre tous les problèmes, mais un soutien plus affirmé était attendu dans cette région. Un discours très politique et policé qui est bien loin du plan agricole et agroalimentaire qui avait été annoncé et était espéré. Il n’aura surtout pas dissipé les inquiétudes de bon nombre des professionnels qui redoutent de nouvelles mesures réglementaires et fiscales qui seront autant de nouveaux handicaps. L’incertitude ne peut générer un climat de confiance propice à l’investissement et l’innovation. Or c’est justement ce que le ministre attend des Bretons. Cherchez l’erreur.

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