Il serait bien présomptueux de prévoir, ce que seront les six prochains mois pour les industries françaises en général et agroalimentaires en particulier. Des signes encourageants de reprise ont été entrevus et largement commentés. Les dernières estimations publiées en ce début de semaine par l’OCDE tablent désormais sur une croissance en France du produit intérieur brut de 0,3%, alors qu’il y a trois mois à peine, elle escomptait un recul de même ampleur pour 2013. Le gouvernement français se montre moins optimiste, n’osant pas prédire un sursaut supérieur à 0,1%. Il lui faut sans doute mettre un coup d’arrêt à la sinistrose ambiante sans susciter d’espoirs susceptibles d’être déçus. La Commission européenne n’a pas ses préventions et annonce un recul de 0,1%. Lors de la publication de leurs résultats semestriels, les grands groupes industriels ou de la distribution ont fait montre d’une prudence unanime. Si certains ont admis avoir ressenti un frémissement dans la relance de la consommation et de leur production, ils ne font pas preuve d’un optimisme débordant. Il faut dire que l’environnement politique mondial n’est guère propice à éclaircir leur horizon. Pour les prix alimentaires, les cours des matières premières semblent s’assagir, mais la spéculation, déjà bien enclenchée sur le pétrole et l’or, pourrait rapidement se propager aux commodités agricoles, si les tensions politiques s’exacerbent davantage. Des temps aussi incertains pourraient aussi jouer sur le moral des consommateurs déjà bien en berne. Fait nouveau également, les grands groupes ont tous déploré un ralentissement dans les pays émergents qui depuis quelques années étaient les moteurs de leur croissance. Quand bien même on échappait à un scénario catastrophe, les entreprises seraient-elles en mesure de profiter pleinement d’une reprise ? Celles qui ont investi sans doute, laissant les autres sur le bord du chemin.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.