Afin de compenser les pertes économiques liées à l’influenza aviaire, « le calendrier des indemnisations 2021-2022 est accéléré », a annoncé le ministère de l’Agriculture dans un communiqué le 28 février. Et de préciser que « le paiement des soldes a été déclenché par FranceAgriMer la semaine dernière avant la clôture du dispositif » (le 24 février). Cette accélération vise à « répondre à la détresse des exploitants [touchés] pour la deuxième année consécutive » ; dont 300 ont manifesté à Nantes le 20 février. Par ailleurs, comme annoncé en décembre, « 8 M€ d’acomptes économiques ont déjà été versés depuis la mi-janvier, venant compléter les 65 M€ d’avances payés à l’automne ».
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Quant aux industriels de la filière volailles pénalisés par l’influenza aviaire en 2021-2022, ils ont jusqu’au 24 mars pour déposer leur demande d’indemnisation sur le site de FranceAgriMer. Sont concernés les abattoirs avicoles, les centres de conditionnement d’œufs, les transformateurs d’œufs et de volailles, ainsi que les entreprises de services (transport, nettoyage, alimentation animale, etc.). L’aide s’adresse aux entreprises spécialisées, pour lesquelles les volailles représentent au moins 50 % de l’excédent brut d’exploitation (EBE), et pour lesquelles au moins la moitié de cette part de l’EBE doit être issue d’une zone réglementée pour l’influenza aviaire. Autres conditions : avoir subi une perte d’EBE d’au moins 30 % entre 2021 et 2022 (hors sélection et accouvage) et présenter un EBE global en baisse entre ces deux années. Selon la décision de FranceAgriMer, l’enveloppe maximum de l’aide est de 150 M€. Les indemnisations sont plafonnées à 7 M€ par entreprise (14 M€ par groupe). Le taux de prise en charge des pertes varie entre 60 % et 80 % selon la taille des entreprises.