Cette année comme l’an passé, Cooperl Arc Atlantique jouera à plein son rôle de coopérative en redistribuant les quatre cinquièmes de son résultat à ses 2000 éleveurs adhérents (produisant 6 millions de porcs charcutiers), confrontés à une crise sévère. Sur un marché tendu pour le secteur de l’abattage-découpe, le groupe de Lamballe (Côtes d’Armor) n’est parvenu à dégager que 5 millions € de résultat net (11 millions en 2010) pour un chiffre d’affaires de 1,7 milliard €, en transformant 5 millions de porcs charcutiers en 475 000 t de viande dont 70 000 t de salaisons, et en fabriquant 1,653 million de tonnes d’aliments du bétail. Le groupe aux 4300 salariés va continuer, dit-il, de soutenir le prix de base du porc vif en maintenant ses achats au Marché du Porc Breton. Ces deux dernières années, la fusion avec ARCA a été porteur d’avantages en termes de production et de transformation. Et le rachat dans la foulée de Brocéliande (salaisons) à Unicopa, a donné au groupe la taille nécessaire pour peser sur le marché. Aussi le groupe doit-il tout faire pour maîtriser ses coûts industriels. Après avoir investi 20 millions € en 2010, Cooperl Arc Atlantique va injecter cette année 30 millions € dont près de la moitié dans la modernisation de deux de ses plus importantes salaisonneries (Loudéac et Villers-Bocage). Cependant, les nuages restent nombreux au-dessus de la filière et Cooperl Arc Atlantique s’attend à une baisse de la production de 3 à 4 % cette année, puis de 5 à 10 % en 2012 juste avant l’application de la norme bien-être pour les truies gestantes.
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