« Enrôler de nouveaux talents et gérer une main-d'œuvre vieillissante : deux faces d'une même médaille. Mise en œuvre de bonnes pratiques pour rendre plus attractive l'industrie alimentaire et des boissons en Europe ». Tel est l'ambitieux projet élaboré par FoodDrinkEurope et l'EFFAT, suite aux recommandations retenues dans une étude conjointe de 2013 sur « les défis à relever en matière d'emplois et de compétitivité durables dans le secteur alimentaire ». Ce projet fait l'objet d'un appel d'offres. Les résultats sont attendus pour la fin 2016.
EN 2013, FoodDrinkEurope, le lobby de l'industrie alimentaire européenne, et EFFAT, la Fédération européenne des syndicats de l'alimentation et de l'agriculture ont publié une étude du marché du travail (financée par la Commission européenne) avec l'objectif de fournir une analyse économique de la structure et de la composition démographique du secteur de la production et de la transformation alimentaire et de la main-d'œuvre y afférent. Sur la base des conclusions et des recommandations de cette étude, les partenaires sociaux de l'industrie alimentaire et des boissons viennent d'obtenir une subvention de la Commission européenne pour engager un cabinet de consultant dont la mission sera d'apporter des idées en vue de relever les défis du chômage des jeunes et d'améliorer la gestion des travailleurs âgés dans le secteur de la production et de la transformation alimentaire. Intitulé « Enrôler de nouveaux talents et gérer une main-d'œuvre vieillissante : deux faces d'une même médaille. Mise en œuvre de bonnes pratiques pour rendre plus attractive l'industrie alimentaire et des boissons en Europe », le projet de recherche qui lui sera confié vise à soutenir le développement et la croissance future du secteur alimentaire dans le cadre d'une stratégie de politique industrielle. L'objectif principal est de recruter davantage de jeunes gens et de groupes clés de personnes qui connaissent des niveaux relativement faibles d'emploi dans le secteur alimentaire (production, administration, gestion, recherche et innovation) et d'améliorer la formation, l'apprentissage et la planification de la relève pour pallier la pénurie de premiers superviseurs et de gestionnaires de première ligne dans le secteur. Il s'agit également de maintenir les travailleurs âgés dans leur emploi en encourageant les bonnes pratiques dans les politiques de gestion des âges et en développant de meilleures possibilités d'emploi ainsi que de conditions de travail pour les travailleurs âgés.
OBJET DU CONTRAT
Le but du contrat du cabinet qui sera sélectionné suite à l'appel d'offres – dont la date de clôture est fixée au 21 novembre 2014 – est d'entreprendre des recherches à travers des enquêtes et des consultations en vue de collecter des informations sur l'état actuel des pratiques d'emploi dans le secteur de la production et de la transformation alimentaires, d'avoir une meilleure appréciation des possibilités de politiques de gestion des âges et, last but not least, de rendre le travail dans ce secteur plus attrayant, notamment pour les jeunes générations au chômage. Le job consistera également à produire un rapport présentant les résultats des enquêtes et des consultations entreprises, afin d'élaborer une « boîte à outils » présentant des options, des recommandations ainsi que des directives pratiques pour les entreprises et les syndicats dans l'industrie alimentaire et des boissons de l'UE. En vue d'amener de nouveaux talents dans le secteur alimentaire, le projet devrait également aider les partenaires sociaux à renforcer les politiques des stages des jeunes et à encourager des programmes d'apprentissage dans le secteur de la production et de la transformation alimentaire en assurant des conditions de travail décentes et un tremplin utile pour entrer sur le marché du travail.
GÉRER LE VIEILLISSEMENT DE LA MAIN-D'ŒUVRE
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Le projet devrait soutenir les partenaires sociaux en les aidant à identifier les facteurs expliquant comment la durabilité de travail pour les travailleurs âgés peut être abordée avec des exemples de bonnes pratiques de l'industrie alimentaire et des boissons. Cela consisterait à analyser des recherches récentes sur les problèmes auxquels font face les entreprises avec une main-d'œuvre vieillissante du point de vue des employeurs et des employés. Là aussi, les résultats serviront à l'élaboration d'une « boîte à outils » d'options fondées sur des exemples de bonnes pratiques dans les politiques de gestion des âges ainsi que des recommandations et des lignes directrices énonçant les différents problèmes de main-d'œuvre vieillissante auxquels est confronté le secteur de l'alimentation et des boissons de l'UE et comment ceux-ci pourraient être abordées par les principaux acteurs du secteur.
NÉCESSITÉ D'AMÉLIORER L'IMAGE DU SECTEUR AGROALIMENTAIRE
Une autre tâche majeure du cabinet sera de faire des propositions en vue d'améliorer l'image du secteur agroalimentaire européen en tant qu'employeur. Les partenaires sociaux estiment tout à fait impératif d'améliorer l'image du secteur de la production et de la transformation alimentaire en particulier chez les jeunes. Ceci est particulièrement important compte tenu de l'évolution démographique et le vieillissement des effectifs, ce qui pourrait conduire à une pénurie de main-d'œuvre pour l'industrie dans les 15 à 20 prochaines années si ce défi n'est pas relevé. Les partenaires sociaux sont préoccupés par leurs difficultés à recruter certaines des compétences dont elles ont besoin et se disent convaincus que le secteur alimentaire constitue un choix attrayant pour les travailleurs, en particulier en ce qui concerne les possibilités de carrière.