Plusieurs cas d’influenza aviaire ont été confirmés sur des labbes bruns (Catharacta antarctica) à Bird Island, en Géorgie du sud, un territoire britannique d’outre-mer à mi-chemin entre l’Amérique du sud et l’Antarctique, a-t-on appris le 23 octobre. « Il est probable que [la maladie] ait été introduite par les labbes revenant de leur migration en Argentine », où de nombreux foyers d’influenza sont recensés, avance le British Antarctic Survey (BAS, chercheurs britanniques) dans un communiqué. Cette contamination « pourrait avoir des implications sérieuses pour les colonies abondantes d’oiseaux marins », préviennent les scientifiques. Bird Island abrite « l’une des colonies d’oiseaux marins les plus surveillées au monde » (albatros, pétrels géants, manchots, etc.). « Les programmes de visite et scientifiques continuent avec des mesures de biosécurité renforcées », indique le BAS. « La majorité du travail de terrain impliquant des manipulations d’animaux a été suspendue », mais pas l’observation des oiseaux.
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Depuis le 1er octobre 2022, quelque 890 cas d’influenza (421 en faune sauvage, 340 sur des oiseaux captifs et 129 en élevages de volailles) ont été déclarés dans toute l’Amérique du sud, selon la plateforme française Epidémiosurveillance en santé animale (ESA). Comme le rappelle le BAS, la planète fait actuellement face à une épizootie historique d’influenza, qui a « provoqué la mort de nombreux oiseaux marins dans l’hémisphère nord, au sud de l’Afrique, autour des océans Atlantique et Pacifique et à travers l’Amérique du sud ». Au-delà des oiseaux, cible habituelle du virus, « plusieurs mammifères ont été infectés », comme de chiens, des chats ou encore des phoques.