Via un arrêté paru au Journal officiel le 11 juillet, le ministère de l’Agriculture a abaissé le niveau de risque pour l’influenza aviaire hautement pathogène à « négligeable ». Une décision justifiée par l’« amélioration de la situation sanitaire dans l’avifaune sauvage » (y compris dans les pays voisins), ainsi que « l’absence de migration saisonnière ». Ce texte permet d’« alléger les mesures de surveillance et de prévention » : en particulier, l’obligation de mise à l’abri dans certaines zones à risque est levée. Toutefois, des mesures d’initiative professionnelle subsistent dans les 45 communes les plus denses en canards des Pays de la Loire (arrêt des mises en place depuis le 3 juillet et jusqu’à la vaccination, pour les canards gras et à rôtir). Selon le dernier bilan au 9 juillet, la France a comptabilisé 402 cas en 2022-2023. Après un hiver marqué par des flambées épizootiques dans les Pays de la Loire, la Bretagne (et le Sud-Ouest dans une moindre mesure), la France était repassée en risque « modéré » fin avril. Quelques jours plus tard, l’influenza aviaire faisait un retour fracassant dans le Gers. En tout, quelque 10 millions de volailles ont été abattues en 2022-2023.
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Cette année, la maladie a causé moins de dégâts qu’en 2021-2022 (1 378 foyers en élevages et 22 millions de volailles abattues). Le « Plan Adour » mis en place dans le Sud-Ouest (absence de canards pendant un mois dans la zone la plus dense) a notamment permis d’atténuer son impact. Mais la maladie devient endémique en France, laissant planer le risque de foyers sporadiques : le dernier en date a eu lieu début juillet dans le Pas-de-Calais. Un contexte qui a poussé les pouvoirs publics à lancer une campagne de vaccination en octobre ; son annonce formelle est attendue « mi-juillet ».