Ces derniers jours, des premiers cas d’influenza aviaire ont été observés dans les Deux-Sèvres, l’Indre et le Loiret. Sur les 49 foyers en élevages au niveau national, la majorité concerne toujours le grand Ouest.
Déjà largement présente dans le grand Ouest, l’épizootie d’influenza aviaire progresse vers le centre de la France, avec plusieurs cas détectés dans les Deux-Sèvres et l’Indre ces derniers jours. D’après la carte de nos confrères de Réussir Volailles, un premier foyer dans l’Indre a été confirmé le 1er novembre, dans un élevage de dindes de chair à Rouvres-les-Bois, à une trentaine de kilomètres au nord de Châteauroux. Dans les Deux-Sèvres, « le virus influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) H5N1 a été confirmé le 31 octobre 2022 dans un élevage de canards situé à Largeasse », à mi-chemin entre Poitiers et la Roche-sur-Yon, a annoncé la préfecture dans un communiqué le 2 novembre.
Un premier foyer suivi, quelques jours plus tard, suivi par trois autres dans un rayon de 5 km. Il s’agit des premiers cas en élevages dans ce département pour la saison 2022-2023 (après 53 cas au printemps). Selon le dernier décompte du ministère de l’Agriculture au 8 novembre, la Vendée toute proche compte 12 foyers confirmés, ce qui en fait le département le plus touché au niveau national. Les Pays de la Loire font face à « un risque majeur de démarrage d’épizootie [d’influenza aviaire] et d’atteinte de sites stratégiques », prévient l’Anses, citée dans une instruction technique publiée par le ministère de l’Agriculture le 31 octobre.
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Premiers cas en Côtes-d’Armor et Loiret
Le 27 octobre, la préfecture des Côtes-d’Armor a confirmé un foyer dans un élevage de dindes à Mérillac, à mi-chemin entre Rennes et Saint-Brieuc. Il s’agit du premier cas en élevage dans ce département. La Bretagne, première région avicole française, compte aussi des cas dans des élevages en Ille-et-Vilaine (3) et dans le Morbihan (3). Les derniers jours ont également été marqués par le premier cas dans le Loiret (dans un élevage de dindes), ainsi que par le retour de la maladie en Dordogne, important bassin de production de foie gras (sur des poulettes futures pondeuses).
En tout, l’Hexagone compte 49 cas en élevages, dont plus des deux tiers en Bretagne et Pays de la Loire, les deux premières productrices avicoles de France. « On observe peu de foyers secondaires. Pour le moment, on arrive plutôt à gérer les choses grâce aux mesures de prévention renforcées », estime le directeur d’Anvol (interprofession des volailles de chair), interrogé par Agra Presse le 8 novembre. Avant de rappeler que « nous ne sommes pas encore rentrés dans la période hivernale, qui est la plus à risque. »