Selon les termes d’un arrêté paru au Journal officiel le 29 avril, le ministère de l’Agriculture a abaissé à « modéré » le risque d’influenza aviaire dans l’ensemble de la France métropolitaine, à partir du 30 avril. Principale conséquence : la grande majorité des éleveurs peuvent sortir leurs volailles. La mise à l’abri reste obligatoire dans deux cas seulement : dans les « zones à risque particulier » (ZRP, zones humides), et dans les « zones à risque de diffusion » (ZRD, bassins denses de l’Ouest et du Sud-Ouest) pour les palmipèdes de moins de 42 jours.
Lire aussi Influenza : canards autorisés sur parcours réduit en cas de chaleur
Le dernier foyer d’influenza en élevage remonte au 14 mars, dans une exploitation de dindes d’Eure-et-Loir. Mais de nouveaux cas continuaient d’apparaître en faune sauvage. Après des semaines de stabilisation et le retour des beaux jours, le ministère a finalement abaissé le niveau de risque, notant « la diminution de l’incidence des cas » dans la faune sauvage, ainsi que « la fin des migrations ascendantes sur le territoire métropolitain ». Le 19 avril, la Rue de Varenne avait déjà allégé certaines mesures, autorisant notamment la sortie des palmipèdes en cas de fortes chaleurs.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Avec 315 foyers en élevages pour 2022-2023, la maladie a fait moins de dégâts que l’an passé (presque 1 400 cas). Ce qui n’a pas empêché plusieurs flambées au niveau local, qui ont fortement perturbé l’approvisionnement en jeunes animaux (poussins, canetons) issus des Pays de la Loire ou en œufs produits en Bretagne. En revanche, grâce au Plan Adour (vide sanitaire synchronisé), le Sud-Ouest a connu 95 % de cas en moins qu’il y a un an. En dépit de la stabilisation sur le plan sanitaire, deux dossiers restent à boucler : les indemnisations 2022-2023 (niveaux d’aides, dispositif aval) et la vaccination, prévue pour l’automne.