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Influenza aviaire : le ministère abaisse le risque à « négligeable »

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Avec la fin des migrations, la saison à risque pour l’influenza aviaire s’achève. Entre la vaccination et une moindre circulation du virus, la France est passée entre les gouttes, avec seulement dix foyers en élevages.

Le niveau de risque pour l’influenza aviaire, qualifié de « modéré » depuis mi-mars, a été abaissé à « négligeable » en France, selon un arrêté paru le 28 avril au Journal officiel. Une décision prise « à la suite d’une amélioration de la situation sanitaire dans l’avifaune sauvage », souligne le document du ministère de l’Agriculture signé le 26 avril et qui entre en vigueur le 3 mai. L’abaissement du niveau du risque tient compte également de « la fin de la migration saisonnière des espèces migratrices » et de « la stabilisation de la situation épidémiologique dans l’avifaune sauvage des pays voisins ».

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Le niveau de risque, jugé « élevé » à partir de décembre, avait déjà été abaissé à « modéré » en mars. Avec dix foyers en élevages depuis le 1er août 2023, la France a été largement épargnée par l’influenza aviaire grâce à la combinaison d’une moindre circulation du virus en Europe et de la vaccination des canards, qu’elle est le seul pays européen à pratiquer, avait indiqué le 8 mars une responsable de l’Anses. Au 29 avril, plus de 31,5 millions de canards ont reçu une première dose de vaccin, selon le ministère de l’Agriculture. « En revanche, la situation sanitaire est évolutive sur le plan international, notamment aux États-Unis », rappelle la Rue de Varenne dans un communiqué, avec 36 cas sur des vaches laitières dans neuf États.

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Dérogations supprimées en zones à risque

Conséquence de l’abaissement du niveau de risque : « Les mesures de mise à l’abri des oiseaux détenus seront […] levées sur l’ensemble du territoire », rappelle le ministère. Par ailleurs, un autre arrêté aussi paru le 28 avril supprime les dérogations aux mesures de biosécurité renforcées (mise à l’abri des animaux) dans les ZRD (« zone à risque de diffusion ») et les ZRP (« zone à risque particulier ») en niveau de risque modéré. Ces dérogations avaient été instaurées à la mi-mars, en même temps que le passage du niveau de risque « élevé » à « modéré », en raison d’une « dynamique sanitaire bien plus favorable que l’année dernière », précise le cabinet de Marc Fesneau à Agra Presse. Elles ont été abrogées, « car le prochain passage au niveau "modéré" se fera dans le sens d’une élévation du niveau de risque » et qu’il n’est « pas possible à ce stade de présager » de la situation sanitaire future. En cas d’abaissement du risque « élevé » au risque « modéré » l’année prochaine, une nouvelle analyse de risque prenant en compte le contexte sanitaire serait nécessaire avant d’envisager une nouvelle dérogation, indique de son côté le Cifog (interprofession du foie gras).

Situation toujours « évolutive sur le plan international »