Abonné

Influenza aviaire : un cas confirmé sur des canards sauvages dans le Pas-de-Calais

- - 4 min

Un cas a été confirmé sur des canards sauvages utilisés comme appelants pour la chasse au gibier d’eau. Il ne remet pas en cause le statut indemne de grippe aviaire de la France. La même semaine, la Confédération paysanne dénonçait l'insuffisance des informations délivrées sur les nouvelles règles de biosécurité, qui ont été mises en place après l’épisode de grippe aviaire dans le sud ouest.

« Un premier cas d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) H5N8 a été confirmé le 26 novembre sur la commune de Marck (Pas-de-Calais), sur vingt canards sauvages utilisés comme appelants pour la chasse au gibier d’eau », a annoncé le ministère de l’Agriculture dans un communiqué du 28 novembre. « L’abattage de l’ensemble des appelants du site » et « des appelants d’un autre site se trouvant à 4 km de Boulogne, qui avaient été en contact avec les précédents » a été effectué, précise le ministère. Cette découverte n’affecte pas le statut international de la France au regard de l’influenza aviaire, affirme le ministère, puisque « les appelants ne faisaient pas partie d’un élevage d’oiseaux domestiques à vocation commerciale ». Face à l’influenza aviaire, le communiqué souligne que « sur l’ensemble du territoire, les mesures de biosécurité définies par l’arrêté du 8 février 2016 doivent impérativement être mises en place dans tous les élevages, qu’ils soient commerciaux ou non ».

Certaines administrations informeraient mal

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

influenza aviaire
Suivi
Suivre

La même semaine, la Confédération paysanne s’est plainte de l’information délivrée par l’État sur les mesures de biosécurité qui ont été mises en place après le dernier épisode de grippe aviaire dans le Sud-Ouest. Entre des départements spécialisés comme le Gers et non spécialisés comme la Moselle, il existerait un « gros décalage d’information » à destination des éleveurs, dénonce Sylvie Colas, membre du groupe grippe aviaire à la Confédération paysanne, interrogée le 28 novembre. Selon cette éleveuse, les services sanitaires départementaux ne délivrent pas toute la complexité de la réglementation, et notamment celle concernant les éleveurs fermiers. « Il faut qu’ils aillent plus loin que d’envoyer le simple arrêté », demande-t-elle. Elle pointe aussi des difficultés, dans ces départements non spécialisés à obtenir une formation aux nouvelles mesures de biosécurité.

Un cas détecté au Japon, 300 000 volatiles abattus

Toujours la même semaine, des cas de grippe aviaire ont été confirmés au Japon, grand consommateur de foie gras, aujourd’hui privé des produits français, en attendant que l’hexagone retrouve son statut indemne. Comme l’Europe et l’Amérique du Nord, le pays est souvent touché. Ce cas a conduit les autorités à décider d’abattre plus de 330 000 poulets et canards d’élevage, selon des communiqués du ministère de l’Agriculture. Il s’agit de la souche H5, ont précisé les autorités, qui ne sont pas encore en mesure de dire s’il s’agit du virus H5N6 ou H5N8. Sont touchés entre 310 000 et 320 000 poulets d’une ferme de la préfecture de Niigata (nord-ouest) et 16 500 canards d’un élevage d’Aomori (nord), selon le gouvernement. Il se peut que d’autres cas apparaissent dans d’autres régions, a indiqué le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga, lors d’une conférence de presse. Le Premier ministre Shinzo Abe a immédiatement ordonné de prendre les dispositions sanitaires habituelles dans ce type de circonstances, ont indiqué le ministère et le porte-parole du gouvernement.