Devant la persistance de l’épizootie d’influenza aviaire dans le Sud-Ouest, l’interprofession du canard à rôtir (Cicar) a décidé de geler temporairement les mises en place d’animaux à partir de la semaine 27 (du 3 juillet) dans les 45 communes les plus denses des Pays de la Loire, premier bassin de production français. « Ne seront réintroduits dans cette zone que des animaux vaccinés », précise Yann Brice (Cicar) à Agra Presse le 26 mai, alors que la vaccination des canards est prévue pour début octobre dans toute la France. Cette nouvelle mesure vise à « réduire les densités pour éviter, en cas de foyer, la diffusion de la maladie d’élevage en élevage », précise M. Brice. À la manière du plan Adour, la filière envisageait initialement que les élevages soient vides à l’automne. Mais la récente flambée printanière dans le Sud-Ouest (81 cas au 1er juin) a changé la donne.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Lire aussi Influenza : repeuplement progressif en vue en Pays de la Loire
Ces 45 communes – les plus denses au sein de la zone surnommée « Vendée militaire » – couvrent une partie de la Vendée, du Maine-et-Loire et des Deux-Sèvres. Elles comprennent plus de 230 bâtiments de canards à rôtir, qui produisent habituellement quelque 140 000 animaux par semaine. En temps normal, cette zone produit environ 7 millions de canards par an (sur une production nationale entre 30 et 40 millions les dernières années). Après deux vagues d’influenza, au printemps 2022 puis à l’hiver suivant, les éleveurs y ont déjà subi des restrictions (pas de mise en place de canard à rôtir jusqu’au 15 mai). Le président du Cicar Guy-Marie Brochard demande à l’État un accompagnement financier pour cette mesure responsable. Fin février, le ministre de l’Agriculture s’est déjà engagé sur le principe d’un soutien à la dédensification.