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Influenza : le Cifog « prépare la sortie de crise », premier foyer en Grand Est

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Au sein de l’interprofession du foie gras (Cifog), les discussions ont débuté pour préparer l’après-crise. L’idée d’une claustration accrue des volailles en période à risque fait son chemin, le Cifog se veut rassurant sur l’avenir de l’élevage plein air.

Constatant que l’épizootie d’influenza aviaire est « en voie de stabilisation », l’interprofession du foie gras (Cifog) « prépare la sortie de crise », indique-t-elle dans un communiqué le 2 février. Ce travail vise à « étudier précisément les caractéristiques de cet épisode pour prendre au plus vite les mesures adéquates en concertation avec tous les acteurs de la filière et les scientifiques ». Le Cifog a commencé à échanger cette semaine « avec les syndicats agricoles et les professionnels concernés dans tous les modèles de production ». Un conseil d’administration du Cifog s’est tenu le jeudi 4 février, devant lequel devait être présentée « une première étude sur les densités de palmipèdes dans la principale zone touchée », le Sud-Ouest.

Dans son communiqué, l’interprofession s’emploie à rassurer sur l’avenir de l’élevage plein air, expliquant que « la mise à l’abri des canards n’est pas synonyme d’abandon du plein air ». « L’accès au parcours reste une priorité, quel que soit le modèle de production », insiste le Cifog. En période à risque d’influenza, la claustration reste « une nécessité temporaire », qui « ne remet absolument pas en cause la pratique de l’élevage en plein air ».

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Ardennes sous surveillance

Sur le plan épidémiologique, la région Grand Est a connu son premier cas en élevage dans les Ardennes, a annoncé la préfecture le 31 janvier. Quarante-cinq communes des Ardennes ont été placées sous surveillance. Une série de mesures ont été mises en place dans ces communes, parmi lesquelles l’interdiction de tout transport de volailles et d’œufs, des rassemblements de volailles sur des foires ou marchés ainsi que de « tout transport d’oiseaux vivants en provenance à destination des zones concernées ».

Selon le dernier bilan du ministère de l’Agriculture, publié le 3 février, 445 foyers ont été confirmés en élevages depuis décembre au niveau national par le laboratoire de référence de l’Anses, dont 432 dans le Sud-ouest. Onze cas ont également été enregistrés dans la faune sauvage parmi une grande variété d’espèces, dont des oies, cygnes, goélands, buses ou mouettes. Au total, plus de deux millions d’animaux d’élevage, essentiellement des canards, ont été abattus depuis décembre en France pour tenter de contenir la vague de contamination.

« L’accès au parcours reste une priorité », rassure le Cifog