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Influenza : les filières du Sud-Ouest chiffrent à 12 M€ les pertes liées au plan Adour

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Visant à réduire le risque d’épizootie d’influenza aviaire pour l’hiver 2022-2023, le plan Adour de réduction de la production dans le Sud-Ouest coûtera 12 millions d’euros (M€) aux éleveurs et aux transformateurs, d’après un communiqué du Palso (association foie gras du Sud-Ouest) et d’Airvol (interprofession régionale des volailles de chair) diffusé fin août. Élaboré par les professionnels de quatre départements (Gers, Landes, Pyrénées-Atlantiques et Hautes-Pyrénées), ce plan prévoit notamment l’absence de palmipèdes entre le 15 décembre et le 15 janvier dans les 68 communes les plus denses, ainsi qu’une réduction de la densité en volailles de chair. Une mesure qui provoquera « un manque à produire de 500 000 canards et de 600 000 volailles », d’après le média spécialisé Pleinchamp.

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Ce plan aura donc un « lourd coût financier », estiment le Palso et Airvol, « en particulier » pour les entreprises de l’aval, déjà « très largement fragilisées par les épisodes précédents d’influenza aviaire ». Les organisations appellent l’État, les collectivités locales et l’UE à « imaginer un dispositif financier pour accompagner cette démarche ». « N’est-il pas préférable de dépenser 12 millions d’euros pour […] accompagner [les filières volailles], plutôt que de verser plus de 500 millions par an en indemnisations ? », font-elles valoir. En contrepartie de la réduction de la production, les éleveurs « seront indemnisés à hauteur de 100 % », rappelle Pleinchamp, mais les entreprises de l’aval « ne sont indemnisées que sur une partie de leurs pertes d’exploitation ». Comme le précise la présidente du Palso Chantal Brèthes, « la baisse de production liée au Plan Adour impactera leur activité en 2023 seulement et passera hors du champ d’indemnisation. »

« Lourd coût financier », « en particulier » pour les entreprises de l’aval