D’après une étude de l’université de Wageningen (Pays-Bas), parue en juillet dans la revue Pathogens, la probabilité que des volailles élevées en bâtiments soient infectées par l’influenza aviaire via les excréments de l’avifaune sauvage serait « extrêmement basse ». Vu le nombre d’élevages néerlandais et la durée de la saison à risque, une telle contamination aurait lieu, en moyenne, « environ une fois tous les 455 ans ». Même dans les pires conditions possibles (en termes de souches virales, d’espèces d’oiseaux sauvages et de types d’élevage), « cette probabilité serait toujours très basse (une fois tous les 17 ans) ». Les chercheurs hollandais ont modélisé le risque lié à l’aérosolisation du virus à partir de fientes d’oiseaux sauvages (ansériformes, famille des canards) présentes dans l’entourage d’élevages en bâtiments. Selon les auteurs, le processus d’aérosolisation (transport du virus par le vent) semble plus efficace quand le point de départ est un élevage infecté – un cas de figure qui a fait l’objet de nombreuses études. Dans le cas des excréments d‘oiseaux sauvages, les conditions climatiques sont moins favorables à ce phénomène et la quantité de virus excrétée est plus faible.
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