La Commission européenne devait proposer le 6 octobre la création d’un « Fonds mondial pour la promotion de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables », partenariat public-privé destiné notamment à favoriser l’accès des pays en développement à ce marché. De son côté, la FAO a annoncé la mise en place du Secrétariat du Partenariat mondial pour les bioénergies.
Initiative découlant des engagements internationaux pris au sommet mondial sur le développement durable en 2002, le Fonds mondial pour la promotion de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables (GEEEREF), dont la Commission devait proposer la création le 6 octobre, vise, à travers un partenariat public-privé, à aider notamment les pays en développement à avoir accès au capital d’investissement requis pour répondre à ces défis énergétiques. Son rôle sera de faciliter la coopération entre les bailleurs de fonds publics et les investisseurs privés, y compris les institutions financières internationales.
L’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime que plus de 9 milliards d’euros de capitaux à risque sont nécessaires pour répondre aux besoins d’investissement de ces pays dans la génération d’énergie renouvelable d’ici 2010.
Partenariat public-privé
L’objectif de financement pour le GEEEREF est de 100 millions d’euros, ce qui permettrait, selon Bruxelles, d’avoir un impact suffisant pour amorcer un partenariat public-privé capable de s’auto-entretenir avec le temps et de mobiliser un capital supplémentaire pouvant atteindre 1 milliard d’euros.
Pour lancer cette initiative pilote et déclencher un cofinancement substantiel, la Commission propose une contribution du budget communautaire de 80 millions d’euros sur la période 2007-2010, dont 15 millions pris sur l’exercice 2007 (postes coopération au développement et environnement).
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« Partenariat mondial »
Le Secrétariat du Partenariat mondial pour les bioénergies (GBEP), dont la création a été décidée en mai dernier par la Commission des Nations unies pour le développement durable, vient de prendre ses fonctions à Rome au siège de la FAO (Organisation de Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture).
Son rôle : encourager la production, la commercialisation et l’utilisation de combustibles « verts », en se concentrant en particulier sur les pays en développement.
À court terme, le Secrétariat mettra à jour l’inventaire des réseaux, initiatives et institutions qui s’occupent actuellement de bioénergie et fera le point sur les lacunes dans les connaissances.
Les partenaires du GBEP sont les pays du G-8 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni, Russie), la Chine, le Mexique, l’Agence internationale de l’énergie, la Fondation des Nations unies, l’Association européenne des industries de la biomasse (EUBIA) et la FAO.