Inaporc (interprofession porcine française) est en état d’alerte concernant la situation des négociations de l’accord de libre-échange Union européenne/Canada. « Côté Union européenne, il semblerait que les négociateurs s’apprêtent à fixer un contingent sur la viande de bœuf. En contrepartie, les exigences sur le secteur porcin et sur le maïs seraient revues à la baisse voire abandonnées », écrit Guillaume Roué, président d’Inaporc dans une lettre ouverte du 31 janvier destinée aux pouvoirs publics français. Selon les représentants d’Inaporc à Bruxelles, l’ouverture d’un contingent à droits réduits sur la viande porcine ne fera qu’aggraver une situation déjà extrêmement critique. « On entend parler de 20 000, 80 000 voire 240 000 tonnes !!! », s’inquiète Inaporc. Guillaume Roué et l’interprofession rappellent que cela représenterait « une distorsion de concurrence de plus » et en appellent aux autorités françaises pour « défendre auprès de la Commission européenne et du Conseil des ministres de l’Agriculture les intérêts de la filière porcine européenne ». Une réunion en présence des commissaires européens à l’Agriculture et au Commerce est prévue le 7 février à Ottawa. Guillaume Roué réclame que les services de la Commission européenne fassent une étude d’impact sur les conséquences d’un tel accord, accord qui peut constituer un prélude à la négociation d’un ALE (accord de libre-échange) à venir avec les USA.
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