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Inquiétudes chez les producteurs

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Si Bruxelles affirme dans son communiqué que le projet « a été salué » par toutes les parties intéressées, y compris « les industriels du secteur », les professionnels se disent surpris que leur point de vue n’ait pas été mieux pris en compte, notamment par la direction générale de l’agriculture de la Commission, et regrettent que d’autres avis scientifiques plus récents arrivant à des conclusions différentes de celles justifiant la directive n’aient pas pu être pris en compte. Ce projet est, selon eux, encore plus défavorable au secteur que la première version élaborée fin 2004 et qui ne devait s’appliquer qu’aux élevages de plus de 200 poulets. Outre une perte de compétitivité par rapport aux pays tiers comme le Brésil, peu soucieux du bien-être animal, les producteurs redoutent des distorsions de concurrence au sein de l’UE. Ils regrettent que la Commission ait choisi l’option d’une directive laissant aux Etats membres une marge de manœuvre pour son application, plutôt qu’un règlement plus contraignant et critiquent le fait que le projet donne aux autorités nationales une simple possibilité — plutôt qu’une obligation — d’autoriser des densités de 38kg/m² si leurs éleveurs remplissent les conditions prévues par la directive.

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Dans un communiqué diffusé le 1er juin, la Confédération française de l’aviculture (CFA) a d’ores et déjà appelé son ministre à refuser le projet de Bruxelles.