Pour certains ménages modestes, faire face aux dépenses alimentaires devient plus difficile, selon une étude sur les comportements de consommation des Français en 2011, publiée par l’Insee mercredi 17 juillet. En 2011, 16 % des ménages les plus modestes ont déclaré qu’ils consacreraient un éventuel surcroît de revenu en priorité aux dépenses d’alimentation lors d’une enquête auprès de 10 342 ménages. Ils n’étaient que 11 % six ans auparavant. Alors que le poids de l’alimentation a reculé au cours des dernières décennies, sous l’effet de l’amélioration continue du pouvoir d’achat, le mouvement s’est interrompu depuis 2007. « Cette rupture est particulièrement nette pour les ménages les plus modestes », constate l’Insee, qui précise que l’arrêt de la baisse du poids de l’alimentation dans la consommation des ménages « semble traduire le renforcement de la contrainte budgétaire dans un contexte de crise économique ». En six ans, la consommation des ménages n’a quasiment pas crû (+0,1 % en moyenne par an en euros constants), avant de diminuer fortement en 2012, de 1,7 %, rappelle l’Institut de la statistique.
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