Abonné

inSpek teste son système de détection chimique chez des partenaires de l'agroalimentaire

- - 3 min
Le capteur sur puce optique mis au point par InSpek. Crédits : © InSpek

inSpek développe des capteurs sur puce optique pour mesurer des concentrations de produits chimiques, qui peuvent notamment être utilisés dans des bio-fermenteurs. La société poursuit sa R&D avec pour objectif à terme de rendre son capteur encore plus performant, capable de mesurer toute une gamme d’informations physiques et chimiques.

Diplômé de l'École polytechnique et initialement porté vers l’optique intégrée sur puce, Jérôme Michon s’est ensuite intéressé à l’utilisation de capteurs chimiques et biologiques sur puce optique pour les domaines pharmaceutique et agroalimentaire, jusqu’à cofonder inSpeck il y a deux ans. La société « développe des capteurs sur puce optique capables de mesurer des concentrations de produits chimiques. Notre technologie s’appuie sur la spectroscopie Raman (1) », explique Jérôme Michon, cofondateur et CEO. Si la spectroscopie Raman est une technique bien connue et déjà utilisée dans les bioréacteurs, « l’innovation qu’apporte inSpek est d’avoir miniaturisé ce système de détection chimique sur une puce et donc de le rendre moins onéreux » ajoute le CEO.

Dans un bio-fermenteur par exemple, il peut être important pour les ingénieurs d’avoir une vision en temps réel de ce qui se passe dans la cuve et d’optimiser si nécessaire les réactions. « Notre premier capteur est capable de mesurer plusieurs produits chimiques à la fois dans un bioréacteur, le glucose, le lactate ou encore l’éthanol par exemple. Notre objectif à terme vise à pouvoir mesurer toute une gamme d’informations physiques et chimiques avec la même sonde. Actuellement, nous travaillons sur la mise au point de prototypes pour avoir plusieurs capteurs sur la même puce, capables de mesurer la température, le pH, des produits chimiques, ou encore la biomasse… tout ça grâce à une sonde unique », détaille Jérôme Michon. Un multi capteur qui verra le jour à un horizon plus lointain, puisque « nous en sommes encore à la phase R&D. Mais toutes les phases de mise au point menées sur notre capteur actuel nous permettrons d’aller plus vite sur le second, notamment sur les aspects d’étanchéité ou de communication avec l’ordinateur ». 

Une levée de fonds programmée cette année

En attendant, inSpeck qui est toujours dans une phase de preuve du concept, a installé plusieurs versions du prototype de son premier capteur chez des partenaires, notamment des industriels de l’agroalimentaire qui travaillent avec des bioréacteurs, pour tester et effectuer des mesures en conditions réelles. Une fois cette phase test passée « d’ici 18/24 mois », inSpek devrait pouvoir commencer à commercialiser son premier capteur. « Nous comptons lever des fonds cette année pour financer cette phase d’industrialisation », souligne Jérôme Michon, pour qui l’idéal serait de se rapprocher « d’un investisseur en agro et ou en biotech qui connaisse bien ces marchés et puissent nous ouvrir des portes ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

agriculture biologique
Suivi
Suivre

inSpeck qui faisait partie des 13 start-up retenues pour participer au challenge européen « Start me up » organisé en février 2024 par TWB à Toulouse, a rejoint le réseau France Deeptech, l’association regroupant des start-up, des fonds d'investissement et des laboratoires de recherche créée fin novembre 2023.

(1) du nom du physicien indien Chandrashekhara Venkata Râman, prix Nobel de physique en 1930.