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Installations : le poids de la bio se stabilise en Bretagne

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D’après les données des chambres d’agriculture bretonnes diffusées le 1er mars, la bio concerne 30 % des installations de la région, comme l’an passé, après deux ans de progression.

Le poids des installations en agriculture biologique se stabilise en Bretagne. Dans cette région, la bio concerne 30 % des installations, comme durant l’année 2017 (24 % des installations en 2016 et 18 % en 2015). Un tiers de ces installations sous référentiel AB s’est effectué par la reprise de structures déjà converties ; les deux autres tiers ont porté sur des exploitations conventionnelles engagées dans la conversion sitôt la reprise effectuée. Il faut noter que les filières choisies en Bio diffèrent de la moyenne régionale. Ce sont avant tout le maraîchage et l’horticulture (39 % des installations), suivi du lait (27 %), de la volaille (8 %), etc. Sans surprise, les filières sont courtes en agriculture biologique (56 % des cas), mais les filières longues progressent. Pour Marie-Isabelle Le Bars, cheffe du service installation-transmission des chambres d’agriculture de Bretagne, « l’installation en bio est souvent l’occasion de réfléchir à un nouveau projet, une nouvelle orientation, une nouvelle organisation, et de rechercher de nouvelles valeurs ajoutées ».

Un niveau d’installation général stable

Le reste des installations a conservé un rythme proche des deux années précédentes qui avaient vu 465 installations aidées en 2017 et 472 en 2016. Départements français parmi les plus denses en exploitations agricoles, les Côtes-d’Armor, l’Ille-et-Vilaine et le Finistère figurent respectivement au second (140 installations en 2018), quatrième (132) et cinquième rang (117) des départements qui installent le plus en France. Du point de vue de Marie-Isabelle Le Bars, cette dynamique ne devrait pas se réduire dans les prochaines années, en raison des opportunités de reprise plus nombreuses aujourd’hui qu’hier. « L’agriculture bretonne se renouvelle assez fortement depuis deux ans (2 000 départs en retraite par an d’exploitants ou d’associés de fermes sociétaires), un mouvement qui devrait perdurer pendant encore quatre à cinq ans », explique-t-elle.

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Les entrants dans l’agriculture bretonne affichent un profil similaire à leurs prédécesseurs. Ce sont des hommes aux trois-quarts, âgés de vingt-neuf ans et demi en moyenne qui choisissent majoritairement une installation en agriculture sociétaire (76 %). Ils s’installent dans les filières « piliers » de l’économie agricole régionale, à savoir le lait (41,9 % des installations aidées), le maraîchage et l’horticulture (13,1 %), la volaille (9,5 %), le porc (8,1 %). La surface agricole utile moyenne progresse à 82 hectares, « ce qui traduit la recherche par les éleveurs d’une plus grande autonomie alimentaire par les fourrages », souligne Madame le Bars. Les projets sont calés sur un budget financier de 530 000 euros environ dont « 210 000 euros pour la reprise proprement dite, le reste en investissements de rénovation et de modernisation sur quatre ans ».

Les filières sont courtes en agriculture biologique (56 % des cas)