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Résultats/légumes transformés Intempéries et consommation en berne pèseront sur les résultats de Bonduelle

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L’objectif de résultat opérationnel pour l’exercice 2012/2013, arrêté au 30 juin, « devrait se situer dans la fourchette basse de 106 à 108 millions d’euros », a averti Bonduelle en publiant le 8 août son chiffre d’affaires annuel. Le ROC serait donc à peine supérieur à celui de l’an passé avec 101 millions €. Pour l’exercice suivant, le groupe nordiste n’est guère plus optimiste craignant que la « détérioration sévère du climat de consommation en Euyrope, et des aléas climatiques sur cette zone et au Canada » additionnés aux inflations des matières premières et la nécessaire modération des augmentations tarifaires, auront un impact sur la rentabilité de l’année 2013/2014.

L’environnement économique et des conditions climatiques difficiles ont largement pesé sur les résultats de Bonduelle pour son exercice arrêté au 30 juin. Le chiffre d’affaires du groupe s’est élevé à 1 896,1 millions d’euros (M€), contre 1 767 millions l’année précédente, soit une progression de 7,3%. Mais à change et à périmètre constants, la croissance organique n’est que de 1,9% contre 3,2% en 2012. « L’acquisition de l’activité de Cecab en Russie et des surgelés d’Allens aux Etats-Unis ont positivement “impacté” de 4,5% le chiffre d’affaires, l’évolution favorable des taux de change apportant un supplément de croissance de 0,9% », reconnaît le groupe dans son communiqué.
 
La zone hors Europe, encore dynamique
En Europe, l’activité a reculé (à données comparables) de 0,8% à 1 261,8 millions, affectée par une dégradation du climat de consommation au début de l’année dans l’ensemble des pays et réseaux de distribution et particulièrement forte en Europe du Sud et en Europe centrale. Bonduelle se félicite toutefois d’avoir « permis de confirmer, voire développer les parts de marché du groupe aux marques Bonduelle et Cassegrain», grâce au maintien des investissements marketing, une politique promotionnelle ciblée et des innovations. La véritable satisfaction est toutefois venue de la zone hors Europe qui « confirme son dynamisme avec une croissance en données comparables de 8,6% » après 8,9% l’exercice précédent. Russie et pays de la CEI enregistrent de « très fortes croissances », tout comme le Brésil dont « les capacités de production sont saturées après moins de trois ans de présence ».
 
Impact très favorable des acquisitions hors Europe
La zone hors Europe représente désormais 33,5% du chiffre d’affaires du groupe, cette zone ayant enregistré une croissance de 30,1%, les acquisitions réalisées en 2012 portant sur l’intégralité de l’exercice contre seulement 3 mois lors de l’année précédente. Le Canada et les USA ont ainsi rejoint l’Allemagne en tant que premiers pays de vente hors de France. Le groupe qui publiera ses résultats financiers annuels le 3 octobre prochain prévient d’ores et déjà qu’en dépit des impacts positifs de son internationalisation, la détérioration du climat économique en Europe depuis le début 2013, particulièrement dans le sud et des aléas climatiques défavorables, le résultat opérationnel sera à peine supérieur à celui de fin juin 2012. De même, ces conditions adverses et l’augmentation du coût des matières premières que ne pourront amortir les hausses tarifaires, pèseront encore sur la rentabilité de l’exercice en cours.

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