Lors de la conférence des présidents d’Interbev du 10 mai dernier, l’ensemble des familles professionnelles de la filière bovine s’est inquiété de l’évolution du coût du service public de l’équarrissage (SPE) et s’est opposé à toute modification des taux de la taxe d’équarrissage dénommée «taxe d’abattage». Cette prise de position commune a fait suite à une réunion, le 3 mai dernier, entre le conseiller technique du ministre de l’Agriculture et une délégation d’Interbev où il est apparu qu’une nouvelle hausse des taux de la taxe d’abattage pourrait intervenir… dès le 1er juin ! « Les professionnels n’acceptent pas, souligne Interbev, de financer les surcoûts engendrés par des procédures d’appel d’offres inopérantes des pouvoirs publics face aux propositions de deux ou trois sociétés d’équarrissage ». Alors que, selon le SNIV, des premières avancées avaient été enregistrées sur ce dossier particulièrement pénalisant pour la filière française (le périmètre du SPE a été recentré sur la seule collecte des animaux trouvés morts dans les exploitations agricoles, les principes contenus dans la loi de finances visent à stabiliser le SPE et son coût pour la filière), une hausse des taux au 1er juin apparaîtrait comme une véritable provocation pour la filière française alors que les importations ne cessent d’augmenter. L’interprofession bovine en appelle donc aux parlementaires qui en votant la réforme du SPE en 2003, ont créé cette taxe d’abattage mais n’avaient certainement pas pour objectif d’organiser un « matraquage fiscal ».
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