Dans un rapport publié par Greenpeace le 25 janvier, l’interprofession bétail et viandes (Interbev) apparaît comme le « lobby de la viande » le plus puissant en termes d’influence. Son budget se situe « entre 35 et 45 millions d’euros » (M€), y indique l’ONG, dont « les « deux tiers » sont utilisés afin « d’influencer le débat public » (lobbying, publicité, réseaux sociaux et écoles). Avec « 19 sites et 51 réseaux sociaux », Interbev a « développé une stratégie d’influence auprès des enfants et des jeunes particulièrement puissante et ubiquitaire », note l’ONG. Greenpeace ne participe pas à la commission Enjeux sociétaux d’Interbev.
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De son côté, l’interprofession porcine Inaporc (9 M€ de budget) semble plus axée sur la publicité et le lobbying, tandis que son homologue des volailles de chair (Anvol) est qualifiée d'« encore très jeune, avec un faible budget de lobbying, mais du pouvoir politique ». Quant à la Fict (charcutiers industriels, 3,8 M€), elle se distingue par le « réseau » de son président Bernard Vallat et par sa « virulence » sur le sujet des nitrites. En tout, Greenpeace a identifié 25 organisations professionnelles défendant les intérêts des filières viande. En 2020, elles auraient déclaré « entre 550 000 et 1,1 million d’euros » de dépenses de lobbying à la HATVP (Haute autorité pour la transparence de la vie publique). L’organisation la plus dépensière en la matière : la FNSEA avec 600 à 700 000 euros. Selon l’ONG, ces dépenses de lobbying « ont eu pour but de contrer la réduction de la consommation de viande, de lutter contre l’utilisation de termes “carnés” pour dénommer certains substituts de viande ou encore d’empêcher la réglementation de l’usage des nitrites ».