L’interprofession des fruits et légumes frais (Interfel) va expérimenter la décentralisation du programme européen « Fruits et légumes à l’école ». « Les quatre régions qui se sont portées candidates […] sont les suivantes : Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Paca et Normandie », a indiqué Interfel à Agra Presse début août. Le but est de « simplifier » la mise en œuvre administrative, « permettre une meilleure adéquation avec les spécificités régionales » et « impliquer les acteurs régionaux » pour que, in fine, « plus de bénéficiaires potentiels s’y intéressent et s’y impliquent ». « On est en train de finir d’écrire les contours [de l’expérimentation] avec l’administration […] donc cela prendra encore un peu de temps », a ajouté le président d’Interfel Laurent Grandin.
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L’UE attribue chaque année à la France près de 18 millions d’euros (M€) pour déployer ce programme, qui vise à soutenir le bien-manger via la distribution de fruits et légumes dans les écoles primaires, collèges et lycées. Mais seulement une fraction de ce budget est finalement employée à cause de « la suradministration nationale », selon M. Grandin. « Pour 2021-2022, 2,8 millions d’euros seulement ont été utilisés », a précisé l’interprofession. En tout, l’UE a octroyé 147,76 M€ d’aides aux États membres au titre de l’année scolaire qui s’est achevée le 31 juillet. La France était le troisième bénéficiaire de ce programme, derrière l’Allemagne (28 M€) et l’Italie (20,5 M€) et devant la Pologne (14,4 M€).