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Viticulture Interloire veut bâtir l’identité « Loire »

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La fusion entre les 2 interprofessions Interloire et le Comité interprofessionnel des vins de Nantes (CIVN) est l’un des faits marquants de ce 22e Salon des vins de Loire qui s’est tenu du 4 au 6 février 2008 au Parc Expo à Angers. Objectif numéro un : bâtir, auprès du grand public et des marchés d’exportation, l’identité « Loire ».

Il aura fallu presque 2 ans de préparation pour aboutir à la fusion qui réunit d’une part les professionnels des vignobles de l’Anjou, de Touraine et de Saumur et d’autre part ceux du vignoble nantais. Réalisée officiellement au 1 er janvier 2008, cette fusion a marqué le Salon des vins de Loire qui s’est tenu à Angers du 4 au 6 février. Dans la corbeille de cette fusion, l’Anjou Touraine Saumur représentent 35 000 ha, 57 appellations et le vignoble nantais 9 000 ha et 3 appellations. La nouvelle structure Interloire avec 2 400 000 hl et 500 millions d’euros de chiffre d’affaires s’inscrit comme la 3 e région de vins d’appellations de France derrière le Bordelais et la vallée du Rhône. Cinq axes définissent les objectifs de la nouvelle structure Interloire présidée par le viticulteur Patrice Laurendeau, président de la fédération viticole d’Anjou-Saumur depuis 2004, membre du Comité régional de l’INAO et vice-président de Végépolys (pôle de compétitivité des cultures spécialisées à vocation mondiale).

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30% du budget pour promouvoir l’export

L’un des premiers volets de ce programme établi pour 3 ans avec 11 millions d’euros (l’addition des 2 budgets antérieurs : 8 millions d’euros pour Interloire et 2 millions d’euros pour le CIVN) est de bâtir l’identité Loire, mal perçue par le consommateur, contrairement au vignoble bordelais ou champenois selon le président. Pour développer les ventes à l’exportation, la nouvelle interprofession y consacrera 30 % de son budget (les ventes actuelles représentent 20 %). Une part importante (9 %) est destinée à promouvoir la qualité et adapter les produits au marché. Enfin, la fusion permettra une synergie des moyens en matière de communication et de relations publiques dans un contexte de restructuration du vignoble nantais. Les négociations ont porté essentiellement sur le règlement interne pour déterminer les responsabilités de chacun et non pas sur la répartition des CVO (cotisations volontaires obligatoires) fixées pour une part au niveau de chaque appellation. Dans le bassin du Val de Loire, deux interprofessions se partagent désormais le vignoble, Interloire et le BIVC, le bureau interprofessionnel des vins du Centre. Ce dernier comptabilise 250 000 hl et 8 appellations dont le Sancerre : « Il n’est pas prévu dans un avenir proche de fusionner les deux interprofessions, nos produits étant différents, souligne Patrice Laurendeau. Nous collaborons néanmoins sur plusieurs dossiers comme le tourisme et la promotion d’opérations évènementiels. »