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Pluralisme Interprofession : Jean-Michel Lemétayer prend la plume pour défendre le modèle actuel

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Dans une lettre ouverte à son réseau, datée du 21 septembre, Jean-Michel Lemétayer défend le modèle actuel des interprofessions tout en affirmant « n’avoir jamais fermé la porte au dialogue y compris dans le dossier très sensible de la représentation des producteurs au sein de l’interprofession laitière ». Il assure respecter « le pluralisme syndical qui est appliqué dans toutes les instances publiques », rappelle-t-il. Mais pas dans les interprofessions. « Les syndicats minoritaires nous ont poursuivis en justice (…), ils ont toujours perdu ».

«Les syndicats minoritaires nous ont poursuivis en justice, ont contesté les outils créés par les paysans, ont attaqué au Conseil d’Etat les créations d’interprofessions et leurs demandes d’extension de décision : ils ont toujours perdu », rappelle Jean-Michel Lemétayer dans une lettre ouverte à son réseau alors que la Confédération paysanne a décidé de forcer l’entrée de l’interprofession laitière en occupant la maison du lait (Cniel). De fait, pour le président de la FNSEA, le pluralisme dans les interprofessions n’est pas le sujet. D’ailleurs « violence et concertation ne font pas bon ménage », écrit-il en propos liminaire de sa lettre en faisant référence aux événements du Space, le 14 septembre. Il assure « n’avoir jamais fermé la porte au dialogue y compris dans le dossier très sensible de la représentation des producteurs au sein de l’interprofession laitière ». « Nous sommes prêts, comme a pu le dire Henri Brichart, le président de la FNPL, à échanger avec les autres syndicats représentatifs en parallèle des discussions interprofessionnelles ». La première rencontre « historique » entre la Confédération paysanne, sorte d’amorce de dialogue « officiel », a eu lieu le 6 janvier 2010. Une ouverture récente qui s’est faite en dehors de l’interprofession.

Se prendre en main

Le président de la FNSEA invite même les syndicats minoritaires à créer leur propre interprofession comme l’a fait la « grande maison » en 1973 avec l’interprofession laitière. « Rien n’empêche dans notre pays qui que ce soit, représentants de producteurs, transformateurs et autres acteurs de faire une association, d’en demander la reconnaissance comme interprofession. C’est une richesse de notre démocratie politique, économique et sociale », écrit-il. « Alors, que les minoritaires se prennent en main, agissent et proposent au lieu de seulement, par la loi, vouloir que leur place de contestataires permanents leur soit assurée sans autre contrepartie de travail, de prise de responsabilité », conclut le leader de la FNSEA.

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