Un phénomène permet de garder un certain optimisme pour les années à venir de l’agriculture : la résistance de l’investissement. Quand bien même les revenus sont en baisse, quand bien même l’avenir est fait de beaucoup d’inconnues, les agriculteurs investissent. Certaines années sont en creux mais d’autres les rattrapent et, sur le moyen terme, le solde est plutôt positif. Cependant, il ne faudrait pas que ces incertitudes nées de l’extrême volatilité des marchés perdurent. Car c’est à ce moment que l’investissement en prendra un coup.
S’il y a un sujet sur lequel les pouvoirs publics se doivent d’être attentifs c’est bien l’investissement. Deux questions se posent. Les taux d’intérêt des emprunts. Ils sont actuellement très bas, ce n’est pas trop le problème. Mais pour combien de temps encore ?
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La deuxième sujet porte sur la nature de l’investissement. L’outil fiscal devrait davantage privilégier les investissements de productivité, ceux qui sont liés à la capacité de lutter contre la concurrence, à la protection de l’environnement, à la qualité des produits.
Un nombre considérable de technologies nouvelles commencent à s’introduire dans l’agriculture : biocapteurs, drones, « Big data », circuits courts, biotechnologies... Il faut donner aux agriculteurs les moyens de s’y former et de les adopter. Autrement ce sont les concurrents européens qui vont en bénéficier. Et ce sera alors le revenu agricole des années à venir qui en pâtira.