La Scamer, filiale d’Intermarché spécialisée dans la transformation des produits de la mer, investit lourdement dans ses unités de production cette année. Sa filiale Capitaine Houat, producteur de poissons frais et de crevettes, bénéficie d’un investissement s’élevant à 8,8 millions d’euros, tandis que 3,2 millions d’euros vont être dépensés pour sa filiale Les Viviers de Méloine, qui transforme des coquillages et des crustacés. La Scamer veut ainsi moderniser ses usines et augmenter ses capacités de production. L’entreprise prévoit également d’investir environ 15 millions d’euros d’ici cinq ans pour construire une nouvelle usine à Lorient.
La Scamer, filiale d’Intermarché spécialisée dans les produits de la mer va investir dans les prochains mois 8,8 millions d’euros au travers de sa filiale Capitaine Houat (poissons frais et crevettes). 8,5 millions d’euros seront consacrés à la construction d’une nouvelle unité de production à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) qui remplacera la précédente. Cette usine devrait être opérationnelle en juillet 2010 et sera spécialisée dans le saumon. « Notre objectif est d’augmenter notre capacité de production, actuellement à 3000 tonnes, de 10 % », explique Thierry Barbier, responsable du département mer des Mousquetaires. Capitaine Houat prévoit également d’investir 300 000 euros pour robotiser la fabrication de barquettes sur son site de Lorient, qui avait déjà bénéficié de 300 000 euros d’investissement fin 2008. L’usine de Lorient a une capacité de production de 9000 tonnes dont 6000 tonnes de crevettes. « Concernant cette usine, le but des investissements est surtout de la moderniser pour éviter les accidents de travail, pour le moment beaucoup trop nombreux. La capacité de production ne devrait pas évoluer », précise Thierry Barbier. Capitaine Houat a réalisé un chiffre d’affaires de 130 millions d’euros l’année dernière, pour un résultat de 1 %.
Les Viviers de Méloine, la filiale de la Scamer basée dans le Finistère et spécialisée dans les coquillages et les crustacés, va également bénéficier d’un lourd plan d’investissement. 3,2 millions d’euros vont en effet être dépensés pour équiper d’un nouvel atelier de coquillages et crustacés l’unité de production de cette société, qui a réalisé 30 millions d’euros de chiffre d’affaires (pour un résultat de 1 %). Cette usine a pour le moment une capacité de production de 1700 tonnes, qui devrait progresser de 20 % grâce à cet investissement. Le site devrait être prêt fin octobre.
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Des investissements exceptionnels
« Ces investissements sont exceptionnels pour nous. En général nous investissons une moyenne d’1 million d’euros par an dans notre outil de production », confie Thierry Barbier. La Scamer bénéficie de la bonne tenue du marché des produits de la mer. Huit Français sur dix en consomment. « Il y a de moins en moins de poissonneries ; l’essentiel de la consommation (70 %) passe par la GMS », remarque Thierry Barbier. Le marché des produits de la mer est tout de même en baisse de 2 % depuis le début de l’année. « Nos ventes sont par contre stables car nous bénéficions de notre positionnement en produits élaborés », souligne le directeur du département mer d’Intermarché. L’année dernière a été plutôt bonne pour la société, qui a gagné 0,6 point de parts de marché (pour atteindre 18 %), notamment grâce à un excellent premier semestre. Le reste de l’année s’est révélé plus délicat, notamment à cause de la grève des pêcheurs en juin, qui a fait perdre 500 000 euros à la Scamer.
Une nouvelle usine à Lorient à l’horizon 2012
Cette année, la filiale d’Intermarché compte sur ses baisses de prix pour attirer les consommateurs. Par exemple, le prix aux consommateurs des soles a baissé de 5 % au premier semestre et celui des cabillauds de 15 %. La société espère voir son chiffre d’affaires rester stable en 2009 et commencer à livrer des Intermarché de l’étranger dans les prochains mois. La Scamer, qui vient d’obtenir le label européen « Pêche responsable », réalise 97 % de son chiffre d’affaires dans les Intermarché français, le reste de ses ventes se faisant chez les grossistes. Par ailleurs, l’entreprise prévoit un investissement de l’ordre de 15 millions d’euros à l’horizon 2012 pour construire une usine à Lorient et ainsi augmenter de 1000 tonnes la capacité de production de son site actuel. La Scamer est un bon symbole de la stratégie des Mousquetaires, le seul distributeur à avoir une industrie aussi développée. Le groupement Intermarché détient actuellement 60 unités de production dans différents secteurs agroalimentaires, qui emploient un total de 8 500 personnes et réalisent un chiffre d’affaires de 2,5 milliards d’euros. Les Mousquetaires sont aujourd’hui le dixième industriel agroalimentaire français en termes de chiffre d’affaires.