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Coopération InVivo annonce un chiffre d’affaires record de 6,1Mds€ sur 2010/2011

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L’union InVivo a présenté, lors d’une conférence de presse à Paris le 25 janvier, un exercice 2010/2011 record. En enregistrant un chiffre d’affaires de 6,1Mds€, en hausse de 37,2% par rapport à 2009/2010, le résultat net d’InVivo s’établit à 35M€ en 2010/2011, contre 27,7M€ en 2009/2010. Ces résultats sont principalement liés à l’activité du secteur « métiers des grains » qui a connu une bonne campagne 2010/2011 de commercialisation en termes de volumes et de prix.

«C’est le meilleur résultat depuis la création d’InVivo il y a dix ans » a déclaré Patrice Gollier, directeur général d’InVivo, le 25 janvier à Paris lors d’une conférence de presse de présentation des résultats du groupe. Il commentait le résultat record de 35M€ enregistré sur l’exercice 2010/2011 par InVivo. Pour mémoire, ce résultat atteignait les 27,7M€ un an plus tôt. Ce résultat est lié à un autre record, celui du chiffre d’affaires qui a atteint les 6,1Mds€ en 2010/2011, en hausse de 37,2% par rapport à 2009/2010.

Une activité portée par le commerce des grains et l’international
Selon Patrice Gollier, « 53% du chiffre d’affaires est réalisé en France, et 47% à l’international principalement sur l’exportation de céréales et l’activité nutrition animale ». Sur ce dernier secteur, InVivo trouve des relais de croissance en Asie et en Amérique du sud où des investissements dans des usines de production d’aliment du bétail sont réalisés. Le secteur le plus porteur est la section métiers des grains d’InVivo qui, en termes de volume et de prix, a enregistré de bonnes performances en 2010/2011. La mise en marché des grains a ainsi participé à hauteur de 46% à la constitution du chiffre d’affaires de l’exercice 2010/2011. La branche agrofourniture a quant à elle participé à 25% du chiffre d’affaires, 22% pour la nutrition et la santé animale (NSA) et 7% sur l’activité grand public. Avec un chiffre d’affaires de 2,79Mds€, la section marchés des grains d’InVivo a connu une croissance de 85% en 2010/2011. Au cours de l’exercice 2010/2011, ce sont 11Mt de céréales qui ont été mises en marché par l’entreprise ce qui en fait le premier opérateur français en terme de commerce des céréales. Les faits marquants du secteur métiers des grains d’InVivo sont la montée au capital de Toepfer à hauteur de 40% et le rachat de Sodistock permettant de prendre des participations sur les ports de Blaye, Nantes et Montoir. Les objectifs de ces investissements sont de trouver de nouveaux débouchés en Afrique de l’ouest, ainsi qu’en Amérique du sud via Toepfer.

Un exercice 2011/2012 qui devrait être moins soutenu
« L’exercice en cours devrait n’avoir rien à voir avec le précédent », a lâché Patrice Gollier en donnant ses perspectives pour 2011/2012. Cependant, selon lui, l’aspect « multi-métiers » d’InVivo permet de s’appuyer sur plusieurs secteurs pouvant se compenser en partie. Toutefois, Patrice Gollier estime que, « compte tenu des prix des céréales actuels et des volumes de vente attendus en baisse suite au retour de la mer Noire sur le marché mondial des céréales, le chiffre d’affaires du groupe pour le prochain exercice devrait baisser d’un milliard d’euros ». Selon lui, du côté de l’agrofourniture, le marché ne devrait pas bouger, même si Jeremy Macklin, directeur d’InVivo Agro, a indiqué que les ventes d’engrais azotés en France prenaient du retard cette année par rapport à 2010/2011. Du côté de la nutrition et de la santé animale, Patrice Gollier prévoit une bonne progression des résultats grâce au développement de l’activité en Amérique du sud et en Asie. Enfin, concernant l’évolution des cours des matières premières agricoles, Didier Nedelec, directeur d’InVivo marchés des grains, estime que pour le moment les flux de capitaux sur les marchés financiers rendent difficiles les anticipations et ont tendance, à la moindre nouvelle fondée ou non, à faire surréagir les prix. Selon lui, il faudra suivre la météo dans les trois prochains mois pour y voir plus clair. D’ailleurs, Didier Nedelec estime qu’il faudrait une forte hausse ou baisse de production mondiale de grandes cultures à la sortie de l’hiver pour que les fondamentaux reprennent le dessus dans la formation des prix des matières premières.

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