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Coopérative/Résultats InVivo préserve sa rentabilité grâce à la nutrition animale à l’international

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InVivo a annoncé un chiffre d’affaires 2009/2010 de 4,43 Mds EUR, en retrait de 12,8 %, du fait du cours des matières premières agricoles. Le groupe coopératif, qui table sur une croissance de son chiffre d’affaires de l’ordre du milliard d’euros sur l’exercice en cours avec la remontée des cours, a toutefois maintenu son résultat net consolidé, à 27,7 M EUR.

Sans surprise, InVivo a fait état d’un chiffre d’affaires en recul sur l’exercice 2009/2010. A 4,43 Mds EUR (-12,8 %), il se répartit à parts quasiment égales entre les semences et agrofournitures végétales (30 %), le marché des grains (34 %), la nutrition et santé animales (27 %), 9 % de l’activité étant réalisés en distribution, notamment via le réseau Gamm Vert.
Malgré le recul du chiffre d’affaires, le groupe coopératif a réussi à maintenir son résultat net part du groupe. A 27,7 M EUR, il progresse de 0,3 %. Dans le même temps, InVivo a versé 55 M EUR de ristournes aux coopératives adhérentes, un niveau record en progression de 17,5 %.

Le résultat lié aux deux tiers à l’international
« Nous avons gagné très peu d’argent sur l’agrofourniture et sur le marché des grains, explique Patrice Gollier, directeur général. En revanche, nous avons enregistré des résultats confortables en nutrition et santé animales à l’international. Au total, plus des deux tiers du résultat sont liés à l’international. Cela nous permet de dégager un résultat correct pour développer le niveau de service aux coopératives adhérentes. » A titre d’exemple, alors que le résultat de la nutrition animale représente 0,5 % du chiffre d’affaires en France, au Vietnam, le ratio est de l’ordre de 8 %.
La France a représenté 49 % de l’activité nutrition et santé animale en 2009/2010. « Demain, la part de la France sera de 40 % », prévoit Patrice Gollier. D’ores et déjà, les volumes combinés des filiales mexicaine, brésilienne et vietnamienne, toutes trois en très forte croissance, dépassent ceux commercialisés en France. En termes de chiffre d’affaires, le Mexique pèse 15 %, le Brésil 11 %, l’Europe du Sud 10 %, l’Asie 9 % et les autres zones 6 %.

Gérer la surcapacité en alimentation animale en France
En France et en Europe de l’Est, tout l’enjeu consiste à gérer la surcapacité en nutrition animale. « C’est dans cette optique que nous avons fait le choix de nous retirer de Nutréa. L’idée, c’est de travailler avec d’autres coopératives qui fabriquent des aliments du bétail pour créer des groupes régionaux qui optimisent la logistique et la production. C’est ce que nous avons déjà mis en place avec Novial dans la région Nord-Normandie-Picardie, en Rhône Alpes et Auvergne avec Aliréa et tout récemment dans l’Est de la France », précise Patrice Gollier.

L’exercice en cours tiré par les cours des matières premières agricoles
Pour l’exercice en cours, InVivo prévoit une forte croissance de son chiffre d’affaires, tiré par la hausse des matières premières agricoles. « Les marchés des grains enregistrent une croissance considérable et nos autres métiers affichent une croissance sensible. Nous enregistrerons une croissance d’au moins 1 Md EUR », annonce Patrice Gollier. « Depuis quatre ou cinq ans, nous ne vivons qu’une seule et même crise, commente Didier Nedelec, directeur de l’activité marchés des grains. Depuis quatre ans, on n’arrive plus à ajuster l’offre, fortement variable de la météo, à la demande, dont l’élasticité est très faible. Quand il n’y a plus de stocks, la situation est tendue, générant une forte volatilité. » Pour gérer la volatilité, InVivo a notamment renforcé ses compétences en analyse de marché. A noter également, la montée au capital de Toepfer International, dont InVivo détient désormais 20 % (les 80 % restants étant détenus par ADM).
Grand chantier de l’exercice en cours, le rapprochement avec Coop de France a également été abordé lors de la présentation des résultats. Voulu pour mieux représenter la coopération, il est étudié par un groupe de travail lancé ces jours-ci. « Il s’agit d’assurer des missions de défense de la coopération, c’est l’apport de Coop de France, et d’organisation économique de la coopération, avec l’expertise d’InVivo, mais il n’y aura pas de mélange des genres entre les deux pôles », explique Michel Fosseprez, président d’InVivo. « Nous avons une compétence sur la couverture des risques en végétaux, c’est peut-être cela que l’on peut apporter au monde animal avec Coop de France », indique Patrice Gollier à titre d’exemple.

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