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Plan stratégique 2025 InVivo revisite son modèle économique

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En difficulté dans le commerce international des grains, InVivo se maintient tout juste dans le vert pour l'exercice 2012-2013. L'arrivée de Thierry Blandinières à la tête du groupe coopératif change ses perspectives de développement. Un plan stratégique 2025 est annoncé, porteur de nouvelles orientations.

INVIVO prépare le lancement l'an prochain d'un projet stratégique à l'horizon 2025, porteur de nouvelles orientations. L'arrivée de Thierry Blandinières à la tête du groupe coopératif change ses perspectives de développement, au moment de l'annonce de résultats en baisse.

Sur l'exercice 2012-2013, le résultat net chute de 98 % à 100 000 euros, à cause de pertes dans l'activité commerce de grain. Le plan « InVivo 2025 » s'appuie sur une poursuite de l'internationalisation, un renforcement de la puissance d'achat collective, une politique d'innovation volontariste, a détaillé le nouveau DG en conférence de presse le 17 décembre.

Proximité avec le client

Concernant l'activité de commerce international des grains, InVivo fait évoluer son positionnement axé sur le blé tendre pour l'Algérie. Le groupe veut trouver de nouveaux pays destinataires et diversifier son offre via le maïs, les oléagineux. Une implantation en mer Noire est notamment visée. « Il faut renverser le modèle, en étant plus proche du client », a expliqué Thierry Blandinières, qui cherche une « montée en gamme » par de la segmentation de produits. InVivo souhaite proposer à ses coopératives adhérentes une palette de contrats, couvrant plus que les 8 % garantis en part de collecte. Par ailleurs, des discussions sont lancées avec ADM et Toepfer pour faire évoluer le modèle économique du métier, « chahuté par la volatilité des prix », selon le DG. Il s'agit de développer des synergies opérationnelles, au-delà des liens capitalistiques existants.

S'agissant des produits d'agrofourniture, le groupe veut investir dans une plateforme nationale pour massifier les achats et injecter les économies générées dans l'innovation. Là encore, une redéfinition du modèle est en cours. InVivo compte réunir les acteurs autour d'une table pour « structurer une démarche nationale ». « On doit lever les doutes sur notre capacité à massifier les achats d'intrants, prouver qu'on est très compétitifs », a insisté Thierry Blandinières, qui veut en parallèle mutualiser les moyens pour l'innovation.

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Structuration des filières

Dans l'activité nutrition et santé animales, le groupe coopératif poursuit l'ambition de structurer les filières, pour « être plus compétitif, dans la logistique, le prix de revient, l'innovation ». En particulier dans l'alimentation animale, cet objectif est lié à l'acquisition de tailles critiques, d'un maillage territorial. InVivo annonce par ailleurs la création d'une Maison de l'Innovation à Vannes (Morbihan) pour l'été 2015. Ce cluster créera une trentaine d'« emplois à haute valeur ajoutée », dans la recherche, le marketing.

Enfin, le groupe souhaite profiter de l'expérience des Gamm vert pour ouvrir des magasins alimentaires. Jusqu'à 4 unités pilotes pourraient voir le jour en 2014, afin de tester le modèle économique. Nom de code : « Ma ferme ».

Un exercice plombé par le commerce des grains

INVIVO réussit tout juste à rester dans le vert au terme de son exercice 2012-2013. « Cette année est un peu difficile essentiellement sur le métier du commerce des grains, les trois autres activités se portent très bien », a commenté Thierry Blandinières. Les ventes en revanche ont progressé de 8,3 %, dépassant les 6 Md d'euros. La branche du grain, bien que déficitaire, affiche néanmoins des ventes en hausse à 2,5 Md d'euros (+15 %) et 8,6 Mt exportées (+19 %). Cela reste le principal pôle du groupe. L'activité distribution de semences et d'agrofourniture a progressé de 6,1 % à 1,7 Md, grâce à « un excellent exercice » de la « pépite »

Semences de France. L'alimentation animale demeure stable (à 1,4 Md). Au cours de l'exercice, le développement à l'international (43 % de l'activité) s'est poursuivi avec l'inauguration de cinq usines en Asie et en Amérique latine et l'acquisition du mexicain Vipresa.