Abonné

Coopérative/Résultats InVivo veut jouer un rôle moteur dans la consolidation du secteur de la nutrition animale

- - 4 min

InVivo a réalisé un exercice 2011/2012 « en demi-teinte », selon les termes de son directeur général, Patrice Gollier. Plus que jamais, la coopérative mise sur l’international pour créer de la valeur. C’est le cas notamment dans la nutrition animale où les profits sont réalisés à l’étranger tandis que la stratégie en France consiste à s’adapter à un marché structurellement baissier.

InVivo, qui a présenté le 18 décembre des résultats 2011/2012 en demi-teinte (quoique meilleurs que ceux qui étaient attendus), se présente comme un moteur de la reconfiguration de la carte française de la nutrition animale. Pour rappel, la coopération représente les trois quarts de volumes de nutrition animale en France, et InVivo travaille avec la très grande majorité des coopératives actives dans le secteur.
Suite à la prise de contrôle d’Evialis en 2007 par InVivo, l’union de coopératives a élaboré une stratégie d’alliances avec les coopératives adhérentes en matière de nutrition animale afin de ne pas leur faire concurrence. « Nous sommes de moins en moins fabricants d’aliments du bétail et en tout cas de moins en moins avec les coopératives adhérentes », a déclaré Patrice Gollier, directeur général d’InVivo. Ce programme d’alliances régionales vise aussi à résoudre le problème de surcapacité du secteur dans un marché structurellement baissier depuis dix ans. « Trois usines (1) ont fermé depuis trois ans et moins de cinq fermeront encore », a indiqué Patrice Gollier qui a mis l’accent sur une politique d’optimisation globale qui, dans certains cas, passe par des fermetures.

Restructuration du secteur de la nutrition animale : un modèle du genre selon Philippe Mangin

« Nous aurons été acteur de la restructuration du paysage de la nutrition animale coopérative, afin de solidifier cette industrie sur les territoires », a-t-il commenté. Philippe Mangin, président d’InVivo, est allé encore plus loin, estimant que « ce travail est un vrai modèle du genre. Si on pouvait faire la même chose sur les abattoirs, la filière aurait beaucoup à gagner », a-t-il assuré.
Pour Hubert de Roquefeuil, directeur général d’InVivo NSA (nutrition et santé animale), la question de la surcapacité du secteur de la nutrition animale concerne aussi les petits sites, voués à disparaître à terme. « Déjà amortis et actifs sur un circuit de proximité, ils peuvent être rentables, mais l’avenir est à des pôles régionaux forts, avec des sites spécialisés, et c’est ce que nous nous employons à construire », nous a-t-il indiqué.
Chez Invivo, de petits sites peuvent tout de même avoir leur place. C’est le cas dans le Nord de la France, avec un outil Novial de petite capacité dédié aux productions bio et non OGM. Dans le Sud-Est, chez Seal, un petit outil est dédié, lui, aux productions bio. Mais les futurs partenaires d’InVivo dans le secteur de la nutrition animale ne seront que des coopératives pour lesquelles ce marché représente un axe stratégique fort, comme cela a été le cas pour les partenariats déjà mis en place. Dans ceux là, justement, la part d’InVivo et de la/des coopérative(s) locale(s) au capital varie. Plusieurs sites Evialis font encore l’objet de discussions plus ou moins avancées avec des partenaires potentiels : Montargis, Louhans, Montbazens, Vedène, Vertou, Sillé, Longué, Maillezais (ces quatre derniers sites sont tous dans les pays de la Loire). Les restructurations devraient être achevées dans deux ans.

(1) dont Questembert et Pommeric 

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

nutrition
Suivi
Suivre
coopérative
Suivi
Suivre