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Coopératives InVivo veut mobiliser son réseau sur le plan Ecophyto

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La coopérative InVivo veut prendre à bras-le-corps la question environnementale en agriculture. Lors du premier congrès des coopératives du réseau InVivo Agro, les 12 et 13 octobre, la première coopérative française a affirmé sa volonté de remettre l’agronomie au centre de l’agriculture. Les dirigeants d’InVivo estiment cependant que l’objectif de réduction de 50% de l’utilisation des produits phytosanitaires n’est pas réalisable.

La coopérative InVivo veut faire de l’environnement un de ses axes prioritaires de développement pour les années à venir. Mais pas à n’importe quel prix : « L’agriculture française doit garder sa capacité exportatrice ». Pour son premier congrès, le réseau de coopératives d’InVivo Agro, s’est rassemblé à Bordeaux les 12 et 13 octobre pour mobiliser son réseau sur l’évolution de l’agriculture à l’horizon 2015 qui devra marier « écologie, économie ». « L’agronomie, qui doit être remise au centre de l’agriculture, doit nous permettre d’atteindre cet objectif », a souligné Michel Fosseprez, président d’InVivo. « Plus de 100 coopératives de notre réseau sont engagées dans cette démarche, ce qui représente plus de 50% des consommations d’intrants agricoles en France », s’est félicité Patrice Gollier, directeur général du groupe InVivo. « Au centre de cette démarche, il y a le conseiller », a rappelé Jeremy Macklin, directeur général adjoint d’InVivo. Au cours de ces deux jours de rencontre, InVivo a souhaité faire passer son message mais aussi valoriser les innovations déjà mises en place par les coopératives de son réseau.

Des indicateurs d’impact environnemental

La première coopérative agricole française assure s’être engagée fortement dans la mise en place du plan Ecophyto, qui prévoit la réduction « si possible » de 50% d’utilisation des produits phytosanitaire d’ici 2018. Mais, précise Patrice Gollier, « la réduction de l’utilisation des intrants n’est pas une fin en soi. Il faut complexifier le propos au-delà du discours politique pour que soit pris en compte l’impact environnemental des pratiques agricoles ». Il ajoute que les « objectifs du plan Ecophyto ne seront atteints – dans des proportions réalistes – que grâce aux coopératives ». « Nous proposons donc de compléter le dispositif de fermes Ecophyto en prenant en compte également les impacts environnementaux et sociaux des pratiques agricoles », explique Vincent Magdelaine, directeur de Coop de France métiers du grain. Le Danemark qui avait décidé d’une réduction drastique de l’utilisation des intrants de la part de ses exploitants agricoles est en train de revoir ses exigences au regard d’indicateurs environnementaux. Le gouvernement danois s’est aperçu qu’il valait mieux réduire fortement les molécules les plus nocives pour l’environnement que diminuer de manière globale l’utilisation des intrants agricoles. « Cet exemple nous conforte dans l’idée que si nous sommes capables de mesurer l’impact environnemental de nos pratiques, nous ne serons pas obligés de réduire aussi drastiquement l’utilisation des phytos en France », estime Jeremy Macklin. Comme beaucoup d’agriculteurs français, la coopérative souhaiterait se voir imposer des obligations de résultats plutôt que de moyens.

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