Les importations de denrées alimentaires en Iran sont perturbées par les sanctions économiques imposées par les pays occidentaux à la République islamique, notamment dans le domaine bancaire, entravant la livraison de centaines de milliers de tonnes de céréales et de sucre. Selon des sources commerciales, des bateaux transportant des cargaisons de céréales, dont du blé, des graines de soja et du sucre non raffiné ont été bloqués pendant des semaines devant les ports iraniens de Bandar Imam Khomeini et Bandar Abbas. « Il y a un problème de paiement des contrats (...) qui s'est traduit par des retards de livraisons de certains fournisseurs », souligne une source commerciale européenne. Confrontés à la hausse du prix des produits alimentaires, des responsables iraniens interrogés par Reuters reconnaissent que leur pays fait face à des problèmes d'importations qu'ils expliquent par la réticence croissante des banques étrangères à prendre part aux transactions avec l'Iran. Plusieurs sources commerciales confirment qu'il est de plus en plus difficile d'obtenir des lettres de crédit indispensables à la fluidité des livraisons. Ces derniers mois, au moins une ou deux cargaisons ont finalement été livrées à d'autres acheteurs, d'après une source européenne. Une porte-parole de la société agro-industrielle américaine Archer Daniels Midland, un des fournisseurs de l'Iran, précise qu'outre les réticences des banques, la politique de contrôle des devises iranienne complique les transactions. « Les navires céréaliers qui arrivent en Iran doivent souvent attendre pendant des semaines que la banque centrale iranienne débloque les fonds destinés à payer leur cargaisons », souligne-t-elle. Le fait que la plupart des banques iraniennes n'aient plus accès au système de paiement international Swift aggrave la situation, ajoutent des sources bancaires.
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