Le ministère de la Transition écologique (MTE) a publié le 15 février des données statistiques sur l’irrigation des surfaces agricoles entre 2010 et 2020. Elles montrent notamment une progression des prélèvements de 13 % au cours de cette période, avec un écart plus élevé pour les eaux souterraines (+21 %) que pour les eaux de surface (+8 %). En tout, la surface irriguée a progressé de 15 % et s’est étendue sur 1,8 million d’hectares en 2020, soit 6,8 % de la surface agricole utile (SAU) de l’Hexagone. Quant à la surface agricole irrigable*, elle a progressé de 23 % entre 2010 et 2020, s’élevant à plus de 2,8 Mha. Quinze départements concentrent plus de la moitié des terres irrigables de la France métropolitaine, parmi lesquels cinq ont plus de 100 000 de surfaces agricoles irrigables : le Loiret, l’Eure-et-Loir, les Landes, le Lot-et-Garonne et le Gers. « Alors que l’évolution des surfaces irrigables rend compte des investissements des exploitations pour sécuriser les cultures (…), celle des surfaces irriguées apparaît davantage liée au contexte de chaque campagne », souligne le MTE.
Désormais, l’irrigation s’étend jusque dans des régions peu connues pour cette pratique. En dix ans, le nord, l’est et le centre de la France métropolitaine ont ainsi connu la plus forte augmentation des surfaces irriguées, en lien avec les conditions météorologiques. En matière de cultures, les chiffres montrent que le maïs représentait la surface irriguée la plus importante de France en 2020, devant le blé (12 %), et les légumes frais, fraises et melons (9 %). Phénomène nouveau : les surfaces irriguées en vigne ont progressé de 138 %, en particulier dans les régions Provence-Alpes-Côte-d’Azur et Occitanie, occupant désormais 69 000 ha.
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* Une surface est dite « irrigable » si elle est munie d’un moyen d’irrigation