Dans un rapport publié le 5 juin, le CGAAER (ministère de l'Agriculture) et l'Igedd (ministère de la Transition écologique) estime qu’à « un terme plus ou moins rapproché selon les régions agricoles, il ne sera pas possible d’étendre les surfaces irriguées » dans le bassin Loire-Bretagne. Toutefois, « à court terme, on peut envisager un accroissement très limité des prélèvements, voire la création de volumes supplémentaires d’eau dans des retenues de quelques millions de m3 ». Le rapport portait sur le potentiel recours aux retenues hydroélectriques, qui sont déjà « largement mobilisées en soutien d’étiage ». S’ils notent un possible renfort de l’ordre de 30 M de m3 au dispositif de l’Allier et de la Loire géré par l’Établissement Public Loire, les auteurs précisent que « cette contribution reste cependant faible face aux besoins ». « C’est pourquoi un effort de réduction des consommations nettes de tous les usages, pendant la période d’étiage, doit être consenti sans tarder », estiment le CGAAER et l'Igedd.
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Les auteurs notent qu’en période d’étiage, « l’irrigation occupe la première place des usages avec plus de 50 % des consommations nettes » dans le bassin. « L’alimentation en eau des élevages constitue également un prélèvement significatif en région Pays de la Loire et Bretagne essentiellement », relève-t-il. Aussi, le rapport recommande par exemple de « renforcer les pratiques agricoles déjà engagées moins consommatrices d’eau », mais aussi d’« accompagner la profession vers des modèles d’agriculture non irriguée ou seulement très partiellement irriguée compatibles avec le changement climatique ». Dans l’immédiat, il appelle à la mise en place d’une gestion quantitative de l’eau et un suivi des prélèvements.