La marque française de produits italiens parie sur l’appétit des consommateurs pour la montée en gamme des spécialités outre-alpines. Ses fondateurs ont décidé de céder quelques pourcents du capital de l’entreprise.
Contrairement aux apparences, et comme son nom pourrait le faire penser, Italians do it better n’est une marque ni anglo-saxonne, ni même italienne. Elle est née à Paris, en 2016, de l’imagination de Patrizio Miceli, créateur de l’agence de communication Al Dente, et de Christian de Waldner, tous deux amoureux de la gastronomie et de l’art de vivre à l’italienne. « Nous avons lancé les premières sauces en 2016, suivies des huiles d’olive, des pâtes sèches, des tartinables et des gressins », énumère Christian de Waldner, en charge du développement commercial de la marque. Et le succès est au rendez-vous puisque les affaires des deux associés ont écoulé un million de produits en 2018 et réalisé 10 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2018 (+60 % par rapport à 2017), pour moitié en France, et pour moitié à l’export vers la Belgique, la Suisse ou l’Australie. Un montant qui englobe également les ventes de la marque dédiée à l’épicerie fine, Al Dente la salsa.
Collabotation étroite avec les sous-traitants
Italians do it better est diffusé en GMS chez Franprix et Monoprix et à partir de cette année dans certains Système U et Carrefour. Les fondateurs insistent sur la qualité des matières premières utilisées, leurs recettes originales, sans exhausteurs de goût, de sucre ou de conservateurs. La marque se présente comme complémentaire des autres marques de produits italiens déjà sur le marché, sur le créneau des produits valorisés occupés par Sacla ou Treo. « Tous nos produits sont fabriqués en Italie à partir d’ingrédients italiens, chez de petits fabricants qui réalisent nos recettes avec les matières premières que nous avons sélectionnées », souligne Christian de Waldner. Aucun changement n’est prévu dans cette organisation. Pour les sauces, les surcapacités en Italie et les volumes encore limités commercialisés par la marque rendent inutile toute intégration de la production.
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Cette année, la marque entend développer son catalogue de recettes en proposant pour la première fois des produits frais, en commençant par une pâte à pizza à dérouler. Cinq sauces biologiques vont faire leur apparition au rayon ambiant, en primeur chez Carrefour. Et les fondateurs espèrent bien convaincre plus de distributeurs conventionnels de proposer leurs produits, en démarchant aussi les enseignes spécialisées biologiques et en exportant vers de nouveaux pays. La Corée et le Japon devraient recevoir cette année leurs premières cargaisons de produits, mais Italians do it better espère bien être aussi présent cette année au Royaume-Uni et en Russie.
Pour donner plus d’ampleur à leur développement les deux associés ont initié une ouverture du tour de table, sur « quelques pourcents du capital », selon Christian de Waldner. Des discussions ont lieu actuellement avec des partenaires potentiels, qui devraient aboutir à la fin du premier trimestre.