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Europe Italie et Bulgarie, prohibitionnistes sur les OGM

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Le ministre italien de l’agriculture, Luca Zaïa, a interdit, par décret, le 19 mars, l’utilisation en plein champ du maïs OGM Mon 810. Le Parlement bulgare a quant à lui modifié la législation sur les OGM pour la rendre compatible avec les textes européens. Mais le texte satisfait toujours les organisations écologistes anti-OGM.

D’un point de vue « strictement technique », il n’est pas possible de « garantir la coexistence entre les cultures OGM et non OGM », a expliqué le ministre italien de l’agriculture, Luca Zaïa, le 19 mars, pour justifier sa décision d’interdire l’utilisation du maïs Mon 810 dans les champs de son pays. « C’est un moment historique pour l’agriculture italienne », s’est-il félicité, soulignant que les OGM comptent « très peu de partisans » tandis qu’une « énorme majorité de citoyens, 75 % » s’y opposent.
La veille, à Sofia, en Bulgarie, le Parlement a amendé la loi sur les OGM pour la rendre conforme à celle de l’Union européenne. Mais le texte maintient toujours de sévères restrictions à l’utilisation de ces semences qui ne pourront par exemple pas être employées dans un périmètre de 30 kilomètres autour des parcs naturels. Selon les experts bulgares, cette simple clause devrait de facto limiter l’utilisation à grande échelle des OGM dans ce pays.
D’ailleurs, les organisations écologistes ont salué la nouvelle législation : « Il n’y a pas de loi aussi restrictive sur les OGM ailleurs dans l’Union européenne » a relevé sur une radio nationale Svetla Nikolova, un représentant de l’ONG Agrolink.
La loi bulgare prévoit aussi l’obligation de notifier sur les étiquettes, en couleur et en grands caractères, toute présence d’OGM dans les produits alimentaires commercialisés.

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