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Jacques Delors : « Il faut prendre les risques de la décentralisation »

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Même s’il se montre pessimiste quant à sa mise en œuvre, Jacques Delors pense « qu’il faut prendre les risques de la décentralisation et de l’initiative régionale ». Lors d’un colloque organisé le 14 février par la Société des agriculteurs de France (Saf), à Paris, l’ancien président de la Commission européenne a même mentionné la possible intervention, après application d’une telle décision, de la Cour des comptes « soulignant tels ou tels détails ». Mais qu’importe, le risque est à prendre, a-t-il souligné. Reste que le dessein semble difficile à atteindre. D’abord il y a les 27 de l’Union européenne (bientôt 28), ensuite les 25 à avoir accepté le décret budgétaire et enfin les 17 de la zone euro : « Peut-on avancer tous en même temps ? Je crois que l’on se complique la tâche », a indiqué le fondateur du groupe de réflexion « Notre Europe » qui estime être « une erreur de vouloir considérer tous ces pays de la même façon ». Preuve à l’appui : Il s’est dit « avoir été littéralement effrayé » par la construction – qui résulte de ce phénomène – du deuxième pilier. « Je n’ai jamais vu, depuis le début de l’Europe, une organisation aussi bureaucratique. Je pense que ça créera le plein emploi dans les administrations. Je ne suis pas sûr que ça assurera le développement régional ».

La France a fait deux réformes de décentralisation, mais elle n’a jamais choisi, selon lui : « Si vous vous intéressez à la réforme de la Datar en cours, les lobbies centralisateurs sont là et n’ont pas l’intention, en effet, de l’oublier ».

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