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Stratégie/Boulangerie-pâtisserie Jacquet Brossard, en cours d’implantation au Brésil, regarde déjà ailleurs

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Jacquet Brossard, qui profite en France du retour de Brossard chez Leclerc, doit lancer sa ligne de production au Brésil l’été prochain, soit un an et demi après l’annonce de son implantation. Une autre opération à l’international devrait être annoncée dès 2014.

Annoncé en novembre 2012, le projet d’implantation de Jacquet Brossard au Brésil prend forme. La filiale de Limagrain est majoritaire dans la joint venture créée avec la famille Guerra, déjà partenaire de Limagrain. Cette joint venture dispose d’une usine de 100 000 m2, qui accueille déjà une ligne de biscuits crackers commercialisés par la famille Guerra. Une ligne de mini-pâtisseries, qui seront vendues sous la marque Jacquet, sera opérationnelle l’été prochain. Pour l’heure, les produits sont exportés depuis l’usine de Pithiviers chez Pão de Açucar. L’objectif affiché est de réaliser 20 millions d’euros de chiffre d’affaires sur le marché brésilien d’ici cinq à six ans.
 
Une autre implantation devrait être annoncée en 2014
Si l’implantation brésilienne semble prendre du temps, Jacquet Brossard explique avoir voulu tester le marché avant de calibrer l’investissement dans la première ligne de production sur place et souligne aussi l’importance de trouver des approvisionnements pour garantir un produit de qualité équivalente à ceux déjà exportés. À terme, le site ne fabriquera pas que des biscuits et des gâteaux, explique Emmanuel Aimond, directeur général de Jacquet Brossard. Rien n’est encore organisé, mais de nombreuses possibilités sont ouvertes. Pourquoi pas une meunerie par exemple », lance-t-il. En attendant, il annonce d’ores et déjà un autre projet d’implantation à l’international qui devrait être finalisé l’an prochain, toujours.
 
Des marges mises à mal par les matières premières
Jacquet Brossard, qui a réalisé 292 millions d’euros de chiffre d’affaires sur 2012/2013 (+ 5 % sur un an, + 16 % sur deux ans), voit 15 % de ses ventes générées par l’export. Mais le groupe vise une part de 30 % du chiffre d’affaires à l’international d’ici cinq ans.
En France, l’entreprise entend consolider ses positions. La marque Jacquet (107 millions d’euros de chiffre d’affaires) a progressé de 5 % en 2012/1013 et la marque Brossard (95 millions d’euros de chiffre d’affaires) de 10 %, toujours tirée vers le haut par le retour chez Leclerc. Les marges sont, elles, en revanche étales, mises à mal par la crise de l’œuf et le cours élevé du blé, a souligné Emmanuel Aimond.

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