Le feuilleton de la reprise des activités brésiliennes de Doux touche peut-être à sa fin. Le leader mondial de la viande JBS a finalement fait une offre de reprise, mais en leasing. Le groupe brésilien ne reprendrait ainsi aucun élément de passif, mais prendrait en location les installations de Doux, ainsi que les 6 000 employés et les 1 500 contrats d’approvisionnement avec les éleveurs qui devaient se battre en permanence pour être payés, depuis plus de 6 mois. C’est la seconde opération de croissance externe que réalise JBS en moins d’un mois, après la reprise du transformateur de viande Grupo Independencia, déclaré en faillite. Le géant brésilien avait cessé toute opération de croissance externe depuis le début de l’année 2011, lorsque Wesley Batista a pris la direction du groupe. Les agences de notation internationales surveillaient, en effet, de très près la société qui s’était lourdement endettée en 2010 pour mettre la main sur son compatriote et concurrent Bertin, ainsi que sur les poulets américains de Pilgrim’s Pride. Ceci explique le choix du leasing pour prendre le contrôle des activités de Doux qui lui permettent de faire son entrée sur le marché du poulet. JBS justifie cette opération en faisant valoir qu’il est stratégique d’être présent sur ce segment aussi bien aux États-Unis qu’au Brésil, les deux pays les plus importants pour le poulet, avec 30% de la consommation mondiale, 36% de la production et 70% des exportations. Au Brésil, le groupe va créer une filiale, JBS Aves Brasil, avec comme président-directeur général l’Irlandais James Cleary. Il a pour objectif de parvenir à une production de 840 000 poulets par jour d’ici au 20 juin, puis 1 million de têtes en septembre. L’américain Tyson est désormais la seule compagnie étrangère présente dans le poulet au Brésil.
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